Le 9 mai dernier s’est tenu à Dijon place de la République un rassemblement coorganisé par les sections dijonnaises de l’OCF et du Parti des Travailleurs, sur la base de l’appel commun que nous reproduisons ci-dessous. Ce rassemblement a été organisé dans la continuité de notre campagne contre l’OTAN et l’armée européenne.

Cet appel a été transmis à l’essentiel des forces de gauche dijonnaises. Malheureusement, bien que des membres de certaines de ces organisations de gauche aient soutenu l’appel et participé au rassemblement, les organisations elles-mêmes n’ont pas signé. Certaines organisations, comme à leur habitude, nous ont tout simplement ignorés. Parmi les plus regrettables, ce fut le cas de la section locale du PCF et de l’UD CGT notamment. Regrettables car, de toutes les organisations contactées, ce sont celles qui, du moins si l’on en croit certains de leurs communiqués (1) (2), sont censées être les plus en accord avec notre mot d’ordre central : Ni OTAN, ni armée européenne !
La section dijonnaise de LFI – avec qui nous entretenons localement des relations fraternelles et que nous avons rejoint dans son appel contre le racisme et l’extrême droite (3) -, n’a pas signé pour d’autres raisons. La raison principale avancée, pour ce qui relève du fond politique – une autre raison avancée étant l’inimitié avec le Parti des travailleurs -, est que notre texte d’appel ne critique pas l’attaque russe contre l’Ukraine faite à l’encontre du droit international. Deux autres organisations – les Soulèvements de la terre et L’Après – sont carrément allées jusqu’à dire que notre texte était pro-Poutine. Pourtant, pas une seule fois Poutine n’est évoqué dans le texte, et même la Russie n’est mentionnée qu’en passant – dans le passage critiquant l’appel à la peur concernant une « menace russe » pour justifier la militarisation de l’Europe. De fait, nous avons fait le choix de ne pas parler de Poutine, pour la simple raison que ce n’était pas notre sujet. Le sujet était la guerre en Iran, la militarisation de la France et de l’Europe, et l’impérialisme euro-atlantique, principal danger pour la paix mondiale. Les médias bourgeois se chargent bien assez de critiquer Poutine…
Nous constatons par conséquent que ce qu’il convient d’appeler un anti-poutinisme primaire cache en réalité, au mieux un refus de concentrer franchement ses attaques contre l’impérialisme euro-atlantique comme ennemi principal (c’est le cas de LFI), au pire un soutien tacite à cet impérialisme (c’est le cas des Soulèvements de la terre et de L’Après), dans tous les cas une entrave à la constitution d’un front uni pour la paix. Nous souhaitons nous arrêter sur ce point, parce que cela touche un point crucial concernant la question de la lutte pour la paix.
Le social-chauvinisme
Commençons par ceux qui accusent un texte, qui ne parle pas de Poutine et qui s’oppose à l’impérialisme euro-atlantique, d’être pro-Poutine – LFI n’est pas concerné par la critique qui suit, nous tenons à le préciser. Pour nous, il est très clair que ce genre de position pseudo-pacifiste et en réalité social-chauvine soutient de fait l’impérialisme euro-atlantique contre la Russie. Car ne pas s’associer à un appel pacifiste, antimilitariste et anti-impérialiste pour la raison qu’il serait pro-Poutine alors même qu’il n’y est pas question de Poutine, traduit très concrètement cette position : « pour nous, l’ennemi principal n’est pas l’impérialisme euro-atlantique mais la Russie, et pour nous, lutter pour la paix c’est avant tout lutter contre la Russie – c’est pourquoi nous retenons l’absence de critique de Poutine dans un texte contre la militarisation de l’UE-OTAN et contre la guerre américano-israélienne en Iran comme étant un positionnement en faveur de Poutine, et pourquoi par conséquent nous ne signons pas ». Car oui, cette position traduit bien une mise en avant implicite de la Russie comme ennemi principal de la paix mondiale. Car si à l’inverse nous avions produit un texte de soutien à l’Ukraine contre la Russie sans parler de la situation en Iran, en Palestine ou dans les néocolonies françaises, sans critiquer Israël et sans évoquer les responsabilités des États-Unis et de la France, auraient-ils refusé de se joindre à nous au motif que nous n’aurions pas critiqué Israël et Netanyahu, les USA ou l’impérialisme français ? Nous savons que non : un soutien clair à l’Ukraine contre la Russie aurait suffi à ce qu’ils se joignent à nous (4).
On pourrait nous accuser de spéculer sur des positions qui ne sont pas les leurs. Pourtant, ce que nous disons se reflète tout à fait concrètement dans leurs prises de position. Par exemple, dans leur texte d’adhésion au collectif niniste Guerre à la guerre (5), les Soulèvements de la terre disent ceci : « Elle (la France) laisse ses entreprises contourner l’embargo pour livrer des armes à la Russie », « Quand nous luttons contre l’entreprise ST Micro-electronics à Grenoble en mars 2025, nous nous opposons ainsi dans un même geste à l’accaparement de l’eau, à son intoxication, et à la fabrication de composants électroniques qui finissent entre les mains des armées israéliennes et russes », « La menace internationale que représentent Trump ou Poutine est réelle », « La formule condense aujourd’hui le paradoxe qui nous travaille : nous sommes contre la logique même du complexe militaro-industriel, mais nous assumons qu’en Palestine, en Ukraine ou ailleurs, les peuples ne peuvent toutefois pas se défendre sans arme face aux invasions impérialistes, coloniales, ou aux dictatures qui les écrasent. »
Donc leur position est la suivante : oui à l’envoi d’armes en Ukraine, oui aux sanctions contre la Russie, et reconnaissance de la nécessité de se « défendre » contre la Russie – celle-ci étant une « menace réelle ». Tout en se déclarant antimilitaristes, ils appuient de fait la propagande de guerre qui sert de justification à la militarisation de la France et de l’Europe : la fameuse « menace russe ». Quelle sera alors la position des Soulèvements de la terre – eux qui soutiennent l’envoi d’armes en Ukraine – le jour où, invoquant la « menace russe » et la nécessité de « défendre » l’Ukraine ainsi que, peut-être, la Pologne et les pays-baltes, nos dirigeants prendront la décision d’entrer en guerre contre la Russie ? Rejoindront-ils l’ « Union sacrée » ? À défaut, peut-être choisiront-ils la tactique du laisser-faire consistant à ne pas se mouiller car après tout, s’opposer à la guerre contre la Russie serait être pro-Poutine ? Ou oseront-ils s’opposer franchement à l’effort de guerre contre la Russie ? Nous avons de bonnes raisons d’avoir de sérieux doutes à ce sujet, du moins s’ils campent sur cet anti-poutinisme primaire.
Quant à L’Après, compte tenu des propos de l’une de leurs têtes dirigeantes, Clémentine Autain, concernant le soutien militaire à l’Ukraine (6), il ne semble pas en aller autrement.
Voilà les conséquences logiques que nous tirons des positions de ces organisations, tout en sachant trier le bon grain de l’ivraie, et tout en étant capables de reconnaître comme des camarades la militante de L’Après et la militante des Soulèvements de la terre qui sont venues par initiative individuelle à notre rassemblement.
L’ « opération militaire spéciale » et le droit international
Quant à LFI, ils ne nous accusent pas tout à fait d’être « pro-Poutine » et reconnaissent que l’attaque russe contre l’Ukraine a en grande partie été provoquée par l’impérialisme euro-atlantique, mais ils nous reprochent de ne pas avoir évoqué et critiqué le fait que cette intervention militaire s’oppose au droit international. Mais cette position est une position idéaliste, néokantienne, parce qu’elle revient à évaluer la réalité concrète à l’aune d’un droit universel abstrait, alors qu’une position matérialiste conséquente évalue à l’inverse le droit à l’aune de la réalité concrète. Cela est connu depuis Marx :
« Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques – ainsi que les formes de l’État – ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l’esprit humain, mais qu’ils prennent au contraire leurs racines dans les conditions d’existence matérielles dont Hegel, à l’exemple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l’ensemble sous le nom de « société civile », et que l’anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l’économie politique. […] Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience. […] Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l’énorme superstructure. Lorsqu’on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel – qu’on peut constater d’une manière scientifiquement rigoureuse – des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu’au bout. Pas plus qu’on ne juge un individu sur l’idée qu’il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production. »
Marx, Préface à la Critique de l’économie politique, 1859.
Le droit n’est pas un idéal planant au-dessus de la réalité et à partir duquel on pourrait juger la réalité. Le droit est une manifestation superstructurelle, idéologique, de la réalité et, comme toute superstructure idéologique, il est traversé de contradictions et de rapports de forces dont la base est matérielle. La question fondamentale qui se pose alors est : dans telle ou telle situation concrète, de quelle force matérielle le droit est-il la manifestation, quelle force matérielle sert-il ?
La contradiction fondamentale de la société capitaliste à son stade actuel est la contradiction entre l’impérialisme hégémoniste euro-atlantique en déliquescence, vaste système impérialiste hiérarchisé et dominé par les États-Unis, et les puissances contre-hégémoniques émergentes – à savoir les BRICS+ et d’autres pays proches de ces dernières -, qui remettent en question cette hégémonie impérialiste sur le monde et mettent en avant la perspective d’un monde multipolaire, plus favorable à la souveraineté des peuples et à la coopération internationale. Les États-Unis, voyant leur hégémonie décliner et être contestée par les puissances contre-hégémoniques, sont contraints de redoubler d’agressivité.
Comme nous l’avions montré dans un long article (7), l’extension vers l’est de ce que Brzezinski appelait la « tête de pont de la démocratie », à savoir l’UE arrimée à l’OTAN, constituait pour les États-Unis, jusqu’au début de « l’opération militaire spéciale » russe, un enjeu stratégique capital pour le contrôle du continent eurasiatique, et donc du monde. En étendant l’UE et l’OTAN de plus en plus vers l’est, il s’agissait pour les États-Unis de faire pression sur la Russie pour l’empêcher de redevenir une puissance régionale pouvant potentiellement concurrencer l’hégémonie américaine dans la région, et pour à terme la « démocratiser », c’est-à-dire la vassaliser, la soumettre à une cure néolibérale et la mettre à genoux sous l’emprise du dollar.
L’Ukraine était au centre de cette stratégie. Après avoir ramené dans le giron euro-atlantiste presque tout l’est de l’Europe dans les années 2000, il ne restait plus que l’Ukraine, dernier maillon de la chaîne liant l’Europe – et donc les États-Unis – à la Russie. C’est alors que les États-Unis financèrent et soutinrent, directement ou indirectement, des milices néonazies et d’autres forces pro-européennes dites « démocratiques », conduisant d’abord à la « révolution orange » en 2004 puis à l’ « Euromaïdan » en 2014, qui renversèrent le président élu Viktor Ianoukovytch à deux reprises – car trop « pro-russe » et pas assez europhile. Cette (contre-) « révolution » de 2014 fut suivie par la mise en place de mesures antirusses comme le retrait du russe du statut de seconde langue officielle de l’Ukraine (environ 30% de la population ukrainienne était russophone en 2014), et de l’incendie de la maison des syndicats d’Odessa par les milices néonazies – tuant 42 personnes dont un jeune communiste de 17 ans. S’ensuivit le déclenchement d’une guerre civile dans le Donbass avec massacres de civils par des milices néonazies ukrainiennes soutenues militairement par l’OTAN, et dont « l’opération militaire spéciale » russe n’est qu’une phase supérieure. Les accords de Minsk I et II, impliquant notamment un cessez-le-feu, une reconnaissance de l’autonomie des républiques de Donetsk et de Lougansk, la dissolution des groupes paramilitaires illégaux et le retrait des troupes étrangères, ont été signés en 2014 et 2015. Mais ils n’ont jamais été respectés par le camp occidental. Et dans le même temps, une véritable cure néolibérale imposée par l’UE et le FMI, ayant complètement détruit les conditions de vie et de travail ainsi que les droits des travailleurs ukrainiens, a été mise en place. Le tout déboucha fin 2021-début 2022 sur une adhésion imminente de l’Ukraine à l’OTAN, ce que la Russie avait depuis des dizaines d’années – comprenant le danger mortel que cela représenterait pour la Russie compte tenu des intentions américaines – posé très clairement et explicitement comme une ligne rouge. La Russie a donc pris la décision le 24 février 2022 de contrecarrer les plans américains en déclenchant son « opération militaire spéciale ».
Tous ces faits constituent de toute évidence, de la part des États-Unis et de leurs vassaux européens, des actes d’ingérence dans les affaires internes d’un pays souverain, à savoir l’Ukraine (8), des actes d’agression contre la Russie mettant en danger sa sécurité, des actes de sabotage de processus de paix, et des crimes contre l’humanité, le tout dans le cadre d’une volonté américaine globale de soumettre des pays souverains. Tout cela constitue très clairement des infractions au droit international, à la Charte des Nations Unies. Les États-Unis et leurs inféodés européens ont-ils été sanctionnés ? Des mesures ont-elles été prises pour les empêcher d’agir ? Jamais. Des sanctions ont-elles été prises contre la Russie suite à la conquête de la Crimée – région historiquement russe -, effectuée avec l’aval de la population locale en grande majorité russophone et de culture russe ? Oui.
C’est pourquoi nous refusons d’invoquer le droit international pour critiquer la Russie. Nous refusons le « deux poids deux mesures ». À deux poids, nous appliquons une seule mesure (9). Précisément parce que nous sommes pour le droit à l’auto-détermination des peuples et pour la paix mondiale, nous refusons de condamner, au nom d’un droit international abstrait manifestement au service des pires impérialistes, un pays qui réagit à une agression étendue sur plusieurs dizaines d’années et visant à le soumettre à la domination impérialiste ainsi qu’à une cure néolibérale qui détruirait le pays et la vie des travailleurs – comme cela est le cas dans tous les pays ayant subi cette cure.
Un véritable droit international, respectueux de la souveraineté des peuples, s’opposant réellement aux velléités de ceux qui cherchent à imposer leur hégémonie sur le monde, et promouvant réellement la paix et la coopération internationale pour le développement de l’humanité, ne pourra advenir que dans un monde multipolaire, dans lequel l’impérialisme euro-atlantique ne sera plus en mesure d’imposer unilatéralement ses ambitions aux autres pays. Or, ce monde, ce sont les puissances contre-hégémoniques susmentionnées qui le portent, et c’est l’impérialisme euro-atlantique qui le combat. Par conséquent, notre devoir est de concentrer nos forces, sans aucune ambiguïté et sans laisser une once de lest à la propagande de guerre impérialiste, sur l’impérialisme euro-atlantique dominé par l’hégémonie états-unienne. Pas de deux poids deux mesures, pas non plus de demi-mesures ; lutte franche contre le véritable ennemi. Voilà quelle doit être une position pacifiste conséquente.
Des demi-mesures, c’est bien à cela que ce genre de position moralisante sur le droit international conduit. LFI n’a certes pas voté pour les aides militaires à l’Ukraine. Mais trop souvent, elle s’est contentée de s’abstenir, ce qui revient de fait à laisser les mains libres aux impérialistes. L’opposition à l’impérialisme doit être franche et sans concession.
Nous le redisons donc clairement : l’ennemi n’est pas en Russie mais chez nous. À bas l’OTAN, À bas l’armée européenne !
William – OCF Dijon
Contre la guerre impérialiste, pour la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ! Ni OTAN, ni armée européenne !
Le monde se trouve dans un engrenage dangereux. Alors que le génocide se poursuit en Palestine, nous assistons depuis le 28 février 2026 à une extension dramatique du conflit avec le déclenchement des frappes massives américano-israéliennes contre l’Iran.
Et Macron engage de fait la France dans cette guerre. Le Président de la République a déployé des forces militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, soi-disant pour « protéger les intérêts français » et ceux de ses « alliés » dans la région. Des soldats français en ont déjà subi les conséquences, engendrant un risque d’escalade militaire qui pourrait embarquer notre pays dans une guerre ouverte.
Cette attaque contre un pays souverain s’inscrit dans la continuité historique de ce que les États-Unis ont toujours fait : tenter de déstabiliser, avec l’appui de leurs alliés, des gouvernements qui ne leur conviennent pas. Aujourd’hui, les frappes contre l’Iran s’inscrivent dans cette même logique : maintenir l’emprise sur la région, défendre le dollar et verrouiller l’accès aux ressources dans un contexte de tensions exacerbées entre les États-Unis et la Chine. Loin d’être des crises isolées, toutes ces guerres sont les maillons d’une même chaîne : celle de la domination impérialiste menée par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN.
Pendant ce temps, la propagande de guerre sévit en Europe. Sous prétexte d’une « menace russe » et d’un discours sur « l’autonomie stratégique », on prépare l’opinion à une nouvelle escalade belliciste : la constitution d’une armée européenne. Cette armée ne sera jamais un outil de paix ou d’indépendance. Elle est conçue pour épauler l’OTAN, pour permettre à Washington de se décharger sur le front européen et de concentrer ses forces vers son véritable objectif : la confrontation avec la Chine pour le maintien de sa mainmise sur le monde. Nous dénonçons ce piège grossier !
Alors que l’on nous parle de faire des économies sur les droits sociaux et les services publiques, la France décuple son budget de guerre. Emmanuel Macron a, depuis qu’il est au pouvoir, quasiment doublé le budget militaire de la France. Et ce n’est pas fini : sous la pression de Washington, les pays de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses militaires à 5 % de leur PIB d’ici 2035, soit à terme pour la France un budget d’environ 150 milliards d’euros par an ! Ce sont des centaines de milliards d’euros qui seront pris aux services publics, à la protection sociale, aux retraites et aux salaires, pour alimenter la machine de guerre au profit des États-Unis.
Et pour couronner le tout, Macron tend à européaniser la doctrine nucléaire française. Le 2 mars 2026, le président a annoncé une augmentation du nombre d’ogives nucléaires, la fin de la transparence sur la taille de l’arsenal nucléaire, et une « dissuasion avancée » : une doctrine qui associe plus étroitement plusieurs pays européens à des exercices, à l’accueil potentiel de forces nucléaires françaises sur leur sol et à des coopérations capacitaires. Sous couvert de « défense européenne », c’est en réalité l’intégration de l’arme nucléaire française dans le dispositif euro-atlantiste qui se prépare, cela au détriment de la paix et de la souveraineté des peuples.
Nos mots d’ordre sont clairs et sans concession :
Retour immédiat du porte-avions Charles de Gaulle !
Retrait de toutes les troupes françaises des bases militaires extérieures, et du Moyen Orient en particulier !
Pas un sou, pas une arme, pas un homme pour leur sale guerre impérialiste !
Défense du droit à l’autodétermination des peuples d’Iran, du Liban, et de Palestine ! Arrêt immédiat de l’agression américano-israélienne, arrêt des bombardements !
Non à la généralisation européenne de l’armement nucléaire et non à l’augmentation du nombre d’ogives !
Sortie immédiate de l’OTAN et rejet franc de l’armée européenne en gestation !
Signataires : OCF Dijon, Parti des Travailleurs 21
(1) https://www.pcf.fr/non_defense_europeenne_oui_securite_europeenne
(2) https://www.cgt.fr/actualites/france/budget/qui-profite-la-guerre
(4) Précisons ici que nous ne sous-entendons pas qu’ils soutiennent explicitement Israël, les USA et l’impérialisme français. Nous savons qu’au contraire ils s’y opposent explicitement, notamment dans d’autres passages du texte cité. Ce que nous disons, c’est que pour eux, de fait et quoiqu’ils prétendent dans l’ordre du discours, la Russie est un plus grand danger encore, et s’alignent donc de ce fait, et encore une fois quelle que soit la manière dont ils justifient ou nient cela, et quelle que soit la force avec laquelle ils se revendiquent de Rosa Luxembourg et de Jean Jaurès, sur l’impérialisme euro-atlantique.
(7) https://jeunessedumonde.fr/2026/03/18/la-tete-de-pont-de-la-democratie-nous-mene-a-la-guerre-2/
(8) Sans compter les opérations de déstabilisation menées à l’intérieur de la Russie, desquelles le fasciste pro-occidental Alexeï Navalny était la tête de gondole
(9) https://jeunessedumonde.fr/2026/01/14/deux-poids-une-mesure/












L’armée européenne n’a aucun sens aujourd’hui, où l’on voit bien que l’Europe de peuples n’existe pas, les décisions y étant prises par des autorités administratives sans que la démocratie y soit jamais impliquée. Déclarer un e guerre dans d e telles conditions serait une irresponsabilité absolue. En outre l’Europe est source de guerre mondiale à peu près 1 à 2 fois par siècle (mieux vaut donc qu’elle soit impuissante en l’état, en 1914 nul ne sait pourquoi elle a eu lieu et en 39 tout le monde est au courant et inutile d’en rajouter), il est possible que les autres Etats de la planète soient un peu fatigués de nos marottes aussi débiles que criminelles. Il serait plus utile de réanimer le non alignement que de faire tourner les industries de guerre en vue de la troisième guerre mondiale, pou renvoyer on ne sait quelle chair à canon avec un résultat prévisible tel que l’anéantissement de la planète.