
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a appelé à augmenter fortement la production militaire des deux côtés de l’Atlantique. Il a insisté sur la nécessité de reconstituer les stocks de munitions des pays membres. Selon lui, l’alliance doit produire plus vite et renforcer durablement son industrie de défense.
Cette déclaration intervient dans un contexte de militarisation croissante de l’Europe. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les États membres de l’OTAN augmentent leurs budgets militaires. Ils financent aussi de nouvelles commandes d’armes, de missiles, de drones et de munitions. Ainsi, la guerre sert de levier pour relancer les chaînes de production militaires.
Mark Rutte a également évoqué le rôle de Donald Trump. Selon le secrétaire général de l’OTAN, le président américain pousse les alliés à accroître leurs dépenses militaires. Cette pression confirme la fonction réelle de l’alliance atlantique. L’OTAN ne protège pas l’indépendance européenne. Au contraire, elle impose aux pays européens une stratégie décidée sous direction américaine.
Les grands groupes de l’armement profitent directement de cette orientation. Pendant que les gouvernements parlent de sécurité, les industriels de la défense obtiennent des contrats massifs. Les peuples, eux, paient la facture. Les mêmes États qui expliquent qu’il faut réduire les dépenses sociales trouvent soudain des milliards pour les armes.
Cette fuite en avant annonce une économie de guerre durable. Elle place les travailleurs européens devant un choix politique clair. Soit les budgets publics servent les besoins populaires, les salaires, la santé et les services publics. Soit ils nourrissent les monopoles de l’armement et la confrontation militaire.












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