
La police américaine a tué Kohen Wiley, un bébé noir d’un an, le 14 juin à Senatobia, dans le Mississippi. Les policiers intervenaient après un signalement visant deux femmes accusées d’avoir volé des couches dans un Walmart. Un policier a alors ouvert le feu sur leur voiture. L’enfant se trouvait à l’intérieur du véhicule.
La version policière affirme que la voiture aurait foncé vers les agents. Cependant, la famille conteste ce récit. La mère de Kohen Wiley affirme avoir montré son enfant aux policiers avant les tirs. La famille réclame donc la publication des vidéos de surveillance et des images des caméras-piétons.
Le Parti communiste des États-Unis a dénoncé ce meurtre. Dans son communiqué1, il rappelle qu’aucun vol, encore moins un vol supposé de couches, ne peut justifier la mort d’un enfant. Le parti souligne aussi le fond social de l’affaire : dans un pays ravagé par la pauvreté, des familles n’arrivent plus à payer les produits les plus élémentaires.
Cette tragédie révèle la violence profonde de la société américaine. La police protège d’abord la propriété privée, même lorsqu’il s’agit de marchandises de première nécessité. De plus, les familles noires subissent à la fois l’exploitation économique, le racisme et la brutalité policière.
Aux États-Unis, l’État laisse des millions de familles sans protection sociale réelle. Pourtant, il déploie une violence immédiate dès que les pauvres touchent à la propriété des grands groupes. La mort de Kohen Wiley rappelle ainsi ce qu’est l’ordre capitaliste américain : des couches valent plus qu’une vie d’enfant.












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