I – Les États-Unis (E-U), réel ennemi de la liberté.
L’opération israélo-américaine en Iran est justifiée par le camp atlantiste, et les médias occidentaux, par le biais de raisons toutes plus calomnieuses les unes que les autres. C’est ainsi que l’on navigue entre la vieille rhétorique d’une soi-disante menace, et l’apport glorieux d’un régime démocratique…et tout ça “Made in USA”
a. De la menace nucléaire…
La fable selon laquelle l’Iran représenterait une menace nucléaire est une histoire bien connue que le premier ministre israélien, B.Netanyahu, brandissait déjà il y a plus de 15 ans à la tribune des Nation-Unies, et qu’il n’as pas cessé d’exploiter depuis, pour alimenter l’animosité vis à vis de la RII.

(MARIO TAMA/ GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Il faut noter que les négociations entre l’Iran et l’hégémon américain, menées par le médiateur Omanais, semblaient aboutir à un accord.
Le premier ministre omanais déclarait qu’il [l’accord] était “à portée de main” et que selon lui “une alternative à la diplomatie” ne pouvait pas résoudre « ce problème”(1).
De plus, toujours d’après Badr al-Busaidi, les négociations étaient une “grande réussite […] qui ne figurait pas dans l’ancien accord négocié sous la présidence d’Obama”.
Enfin nous finirons par noter la démission, mardi 17 mars, de Joe Kent, ex-haut responsable de l’anti-terrorisme qui lui aussi affirmait que “L’Iran ne représentait aucune menace imminente”, tout en précisant que les E-U avaient “déclenché cette guerre sous la pression d’Israël”(2) .
En somme, ce mensonge; qui n’est pas sans rappeler celui de Colin Powell, pour envahir l’Irak de Saddam Hussein, n’est qu’un faux prétexte à la destruction d’un pays souverain (3). C’est donc une mascarade, qui constitue une des justifications en faveur de cette intervention.
b. …à la volonté d’apporter la démocratie.
Tout comme ladite menace; le récit selon lequel l’hégémon yankee apporterait avec lui la démocratie n’est qu’un leurre. Permettant, une fois magnifié, l’asservissement des peuples. Et pour causes, il suffit de regarder les fois dans l’histoire, où les E-U se sont drapés des mêmes “bonnes intentions”. Les exemples ne manquent pas :
Le Chili d’Allende, où Pinochet à été installé par la CIA (4), occasionnant plusieurs milliers de morts (5) ;
La Libye, où la situation est toujours instable (6) ;
L’Afghanistan, où, depuis le chaos que les GIs ont laissé, les talibans ont pris le pouvoir (7) ;
Etc.
Ainsi, il est primordial que le peuple Iranien, et ses soutiens – comme nous – ne se laissent pas, eux aussi, leurrer par toute cette propagande. Oui, la situation avec les Mollahs est sous tension. Toutefois, ils [les Iraniens et leurs alliés] ne doivent pas rejoindre le camp des Américains s’ils pensent défendre leur souveraineté. L’intervention israélo-américaine n’apportera que le trouble en Iran – comme cela a été le cas dans les autres pays –, et a posteriori aucune solution souveraine, y compris un renversement de régime, viable !
II – Les Mollahs, défendeurs actuels de la souveraineté nationale de l’Iran.
Bien que l’on puisse ne pas être en accord avec le régime théocratique des mollahs; nous, anti-impérialistes, devons nous accorder à les soutenir dans leur combat contre l’impérialisme américain, et ses vassaux (8).

(STRINGER ANADOLU/ AFP)
Comme nous le signifiait le regretté camarade, Ernesto Guevara (9) : “ Une victoire d’un pays, quel qu’il soit, contre l’impérialisme, est toujours notre victoire […]”
Si l’on souhaite donc, au peuple Iranien de s’émanciper par une démocratie, ou mieux encore, par un régime communiste; nous devons être on ne peut plus cohérent qu’en soutenant l’État iranien qui résiste actuellement à l’impérialisme, fusse-t-il l’État des Mollahs.
En effet, si l’on soutient le peuple iranien et sa défense, nous devrions donc soutenir ceux qui peuvent diriger leur résistance.
Je m’explique :
Le peuple Iranien, pour que celui-ci soit souverain, doit posséder un territoire, lui aussi, souverain. Or à l’heure où l’Iran se fait bombarder nuits et jours par les États-Unis et Israël, les seules forces iraniennes actuellement en mesure de résister par les armes et donc de maintenir cette souveraineté, menacée par “le Grand et Petit Satan”, est celle de l’armée iranienne et des Gardiens de la Révolution.
L’intervention d’un groupe “ni-ni”, de troisième voie, relève d’une pure ineptie, et subirait ainsi de lourdes conséquences émanant des deux camps…, d’autant plus qu’elle ne posséderait aucune force réelle.
Les Iraniens patriotes n’ont donc de fait pas d’autre choix que de s’allier, temporairement, aux Mollahs – aussi détestables soient-ils pour nous militants progressistes – car ce sont eux qui, actuellement, sont au pouvoir et possèdent les armes, et sont donc seuls à même d’organiser la défense du peuple iranien et du territoire. Quitte à, par la suite et une fois éjecté l’impérialisme Occidental de la Perse, s’occuper du problème des Mollahs…
Quant à ceux qui souhaitent la révolution par le biais de l’intervention, il y a deux pans :
Ceux qui se méprennent sur toute la ligne en soutenant les yankees. Car quand les américains seront venu à bout de la République Islamique d’Iran (RII), qui installeront-ils ? Sans nul doute, l’héritier Pahlavi (10) – que l’on voit réapparaître dans les médias ces derniers temps ! Mais j’en appelle à la mémoire du peuple, n’était-ce pas lui le tyran avant 79 ? Et pourquoi les américains, s’ils désirent “démocratiser l’Iran”, emportent-ils avec eux le fils de l’ancien dictateur ?!
Et ceux qui pensent que la révolution tarde trop, ou encore que le régime est trop répressif pour qu’ils puissent l’impacter, sont aussi dans une nébuleuse.
D’abord sur la longévité du process, la révolution de 1979 grondait depuis longtemps, a subi une forte répression et n’a abouti que par la fuite du Shah; ensuite sur la répression, oui elle existe, et est malheureusement intrinsèque à tout régime remis en cause – des Gilets Jaunes aux manifestations anti-ICE – toutefois le chiffre souvent brandit des 30 000 morts (11) selon le TIME – journal américain – n’est aucunement vérifié et les manifestants sur place parlent d’environ 5000.
En somme, la RII et son gouvernement doivent être soutenus, provisoirement, par tous ceux qui souhaitent que l’Iran reste l’Iran et par tous les anti-impérialistes conséquents.
III – La ligne anti-impérialiste.
Comme le montre les divers éléments ci-dessus, la ligne anti-impérialiste doit être limpide dès aujourd’hui et plus que jamais.
Nous ne pouvons tenir une position “niniste”, de troisième voie, qui en définitive ne signifierait rien d’autre que la défaite totale du peuple iranien, enfermé entre les E-U et les Mollahs. La réflexion doit inclure des compromis temporaires aux profits d’une nette rationalité sur des questions primordiales.
Ainsi combattre l’anti-impérialisme est évidemment plus important que le combat contre les mollahs, et celui qui pense le contraire s’enfonce dans une impasse, ou n’est pas un camarade !
Il est évident que les communistes ne sont pas des soutiens inconditionnels des Mollahs et de leur théocratie. Ce régime, bien que luttant actuellement contre l’hégémonisme euro-atlantique, est aussi marqué par une division interne y compris au sein même des anti-impérialistes iraniens, et la nature théocratique du régime fragilise l’unité du camp anti-impérialiste iranien, puisqu’elle conduit à réprimer tout ce qui n’est pas chiite, y compris certaines forces authentiquement anti-impérialistes.
Nous pensons donc que les Iraniens ne devraient pas non plus laisser le monopole du patriotisme aux Mollahs, mais pourraient aussi s’emparer de la question et après avoir chassé les yankees, lutter activement pour l’instauration d’un régime progressiste et socialiste !
Paco
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https://www.bbc.com/afrique/monde-65017635 (3)
Discours du Che dans le cadre du deuxième séminaire de solidarité afro-asiatique (9)
https://time.com/7357635/more-than-30000-killed-in-iran-say-senior-officials/ (11)












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