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Ce jeudi 29 janvier, à l’appel de l’unité syndicale du SDIS 59, 800 sapeurs-pompiers ont tenu une manifestation face au mépris induit par les politiques de casse des services publics mené par la classe politique dirigeante.
Un mépris exprimé ouvertement par Christian Poiret, le président du conseil départemental du Nord, lorsque celui-ci a invectivé la sortie par la force de ces sapeurs pompiers venus interpeller de façon légitime et pacifique les pouvoirs politiques face à leur dégradation des conditions de travail.
Evidemment, la sympathie n’a pas sa place lorsqu’une coupe budgétaire de 7 millions d’€ se programme et que le constat est fait d’un manque de plus de 160 sapeurs-pompiers simplement pour ce territoire.
Il est légitime que « ces soldats du feu » n’aient aucune volonté de se voir transformés en « soldats de papier » pour être consumés essentiellement pour une classe de privilégiés complètement déconnectée des réalités du terrain.
Cela se ressent gravement lorsque ce sont les métiers impliqués directement dans la vie et le développement de l’intérêt général qui sont touchés.
En tant que communistes, il nous paraît nécessaire de remarquer que cette contestation soit prise en compte tout comme toutes les autres formes de contestations et de révoltes, car elles traduisent un fait général : la polarisation de plus en plus insoutenable entre la classe qui possède et celle qui travaille. Malgré la tendance générale imposée par le modèle de société présent, cette contestation ne doit pas tomber, par la force de l’habitude, dans les travers des faits d’actualité mais doit être vue comme un élément de plus contribuant à la construction de l’édifice d’une société fondamentalement démocratique et isolée du capitalisme : le socialisme.
Un camarade












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