Le 23 mars 2026, le gouvernement réactionnaire de Giorgia Meloni a subi une défaite nette. Par référendum, les Italiens ont rejeté la réforme de la justice portée par l’exécutif. Derrière ce scrutin présenté comme « technique », c’est un vote politique de sanction qui s’est clairement exprimé.

Une réforme au service de l’État bourgeois
La réforme visait notamment à restructurer la magistrature et à modifier l’équilibre entre juges et procureurs. Sous couvert d’« efficacité », il s’agissait surtout de renforcer le contrôle politique sur l’appareil judiciaire. Dans toute l’Europe, les gouvernements cherchent à adapter les institutions à la crise actuelle du capitalisme. Cela passe par un durcissement de l’État, une concentration des pouvoirs et une remise en cause progressive des contre-pouvoirs démocratiques. L’Italie de Meloni ne fait pas exception : derrière le vernis légaliste, c’est bien une logique autoritaire qui est à l’œuvre.
Le rejet du référendum constitue le premier coup d’arrêt sérieux pour Meloni depuis son arrivée au pouvoir voilà déjà 3 ans et demi. Ce résultat exprime une colère profonde face à la dégradation des conditions de vie des travailleurs, à la précarité et à la politique antisociale menée par le gouvernement. Il traduit aussi une défiance croissante envers un pouvoir au service de la bourgeoisie italienne et européenne, contre les intérêts du peuple.
L’Union européenne en toile de fond
Ce revers ne peut être compris sans le replacer dans le cadre de l’Union européenne. Depuis des années, Bruxelles impose aux États membres des politiques de rigueur, de dérégulation et de destruction des services publics. Pour les appliquer, les gouvernements nationaux renforcent leur appareil d’État et réduisent les marges de contestation.
Meloni, malgré son discours « souverainiste », s’inscrit pleinement dans cette logique. Comme ses prédécesseurs, elle applique les orientations dictées par l’Union européenne et les intérêts du capital financier. Le référendum révèle ainsi une contradiction fondamentale : un pouvoir qui prétend défendre la nation, mais qui se soumet en réalité aux structures supranationales.
Cette contradiction n’est pas propre à l’Italie. En France aussi, l’extrême droite de Marine Le Pen à Éric Zemmour dénoncent verbalement Bruxelles, mais refusent toute rupture réelle avec l’Union européenne, l’euro ou l’OTAN. Derrière les discours « patriotiques », c’est la même acceptation des cadres imposés par le capital et les puissances impérialistes qui domine.
La défaite de Meloni montre bien les limites des projets politiques néofascistes : incapables de rompre avec les structures qui organisent la domination économique, ils ne peuvent répondre aux aspirations populaires. Dans un contexte de crise persistante, ces contradictions ouvrent des brèches politiques — à condition que la gauche sache s’y engouffrer en affirmant clairement son caractère populaire et patriotique, en rupture avec l’Union européenne, l’euro et l’OTAN.
Une leçon pour les peuples européens
Le référendum italien confirme une réalité : partout en Europe, les travailleurs commencent à résister aux politiques imposées par l’Union européenne et les gouvernements à son service. Face à la crise du capitalisme, la bourgeoisie durcit son pouvoir, mais se heurte à la volonté des peuples.
La défaite de Meloni montre que ces résistances peuvent infliger des revers. Mais sans rupture avec l’Union européenne, l’euro et l’OTAN, elles restent sans issue politique réelle. L’enjeu est donc clair : soit la colère des travailleurs est récupérée par des forces réactionnaires, soit elle s’organise de manière indépendante, sur une base populaire et patriotique, pour défendre ses propres intérêts. C’est à cette condition que les luttes actuelles pourront déboucher sur de véritables avancées sociales et démocratiques.
Un camarade












Quel dommage pour la Justice.
Nous préférons revoir la balance de la loi au lieu de rudoyer le menu fretin, les détournement légaux par le jeu des lois et des professions réglementées.
Cadre de réflexion éthiques : 1 ÉTAPE. Une réforme constitutionnelle peut-être à envisager comme l’Italie l’envisageait pour une séparation des carrières entre les Magistrats du Parquet ou ceux relevantdu Ministère Public?
En Italie comme en France aujourd’hui les magistrats sortant de l’école de la magistrature peuvent passer d’une fonction à l’autre au cours de leur carrière.
Le référendum prévoyait que les Magistrats devraient choisir de manière définitive le choix deleur carrière.
Concernant la France ;Le grand divorce de 1790 : la séparation des autorités administratives et judiciaires !
Au 01.02.2026 Loi des 16-24 août 1790 sur l’organisation judiciaire Article 13.
Les fonctionsjudiciaires sont distinctes et demeureront toujours séparées des fonctionsadministratives. Les juges ne pourront, à peine de forfaiture, troubler, dequelque manière que ce soit, les opérations des corps administratifs, ni citerdevant eux les administrateurs pour raison de leurs fonctions.
Quelle déontologie prime le Parquet ou le Ministère Public?
Cadre de réflexion sur les enjeux éthiques liés à la conciliation judiciaire 26 janvier 2026.