La figure de Léon Trotsky continue d’être présentée, par ses partisans, comme celle d’un révolutionnaire intransigeant, victime héroïque du « stalinisme » et incarnation d’un socialisme prétendument plus pur. Un article récemment publié vient pourtant éclairer un aspect largement occulté de son exil mexicain : ses relations suivies avec l’appareil d’État étasunien.

À partir de travaux archivistiques, l’auteur dudit article montre que Trotsky a transmis, à la fin des années 1930, des informations concernant des militants communistes et des réseaux supposément liés à l’URSS à des représentants du département d’État des États-Unis, informations qui furent ensuite communiquées au FBI. Il apparaît également que Trotsky s’est déclaré disposé à collaborer avec la commission parlementaire américaine chargée de traquer les « activités anti-américaines », organe ouvertement anticommuniste et précurseur du maccarthysme.
Cet article met en lumière une réalité dérangeante pour les partisans du « prophète ». Loin d’être un simple épisode marginal, cette collaboration s’inscrit dans une trajectoire politique marquée par l’isolement, l’échec stratégique et une hostilité obsessionnelle envers l’URSS, qui a conduit Trotsky à chercher des appuis jusque dans l’appareil répressif anticommuniste de l’impérialisme américain.
Lire l’article complet (en anglais) : https://thestalinera.substack.com/p/trotskys-american-dream
Un camarade.












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