
Les élections provinciales du 28 juin marquent un retournement politique important en Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Le camp loyaliste, hostile à l’indépendance, sort renforcé du scrutin et met les indépendantistes en minorité au Congrès.
La victoire est particulièrement nette en province Sud, où les forces loyalistes autour de Sonia Backès captent l’essentiel du vote non indépendantiste. Ce résultat donne au camp colonial une position de force dans la nouvelle séquence institutionnelle.
Pour le mouvement indépendantiste kanak, le revers est lourd. Après les luttes de 2024, le blocage autour du corps électoral et l’échec des discussions institutionnelles, ce scrutin confirme un rapport de force défavorable dans les institutions.
Mais cette victoire électorale des loyalistes ne règle pas la question coloniale. Le peuple kanak reste privé de sa pleine souveraineté. Tant que son droit à l’autodétermination ne sera pas respecté, la crise calédonienne continuera de peser sur l’avenir du territoire.












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