
Les forces armées américaines et sud-coréennes ont annoncé lundi la tenue, à partir du 17 août et pour onze jours, de l’exercice conjoint « Ulchi Freedom Shield 2026 ». Il mobilisera 18 000 soldats sud-coréens et une partie des 28 500 militaires américains stationnés en Corée du Sud, selon le colonel Ryan Donald, porte-parole du Commandement combiné des forces américaines et sud-coréennes.
Cette édition accordera une place accrue à la guerre de drones, aux perturbations de signal GPS et aux cyberattaques. Washington et Séoul justifient cette évolution par l’expérience de combat acquise par des troupes nord-coréennes déployées aux côtés de la Russie contre l’Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche qu’une décision avait été prise pour déployer entre 30 000 et 50 000 Nord-Coréens supplémentaires sur ce front, une annonce qui reste à ce stade une déclaration unilatérale, non confirmée par d’autres sources.
Pyongyang dénonce de longue date ces manœuvres estivales, qui se tiennent chaque année, comme des répétitions générales d’invasion. La Corée du Nord et la Corée du Sud demeurent techniquement en guerre, le conflit de 1950-1953 s’étant conclu par un armistice et non un traité de paix.
e président sud-coréen Lee Jae Myung, arrivé au pouvoir en juin 2025 sur une ligne plus conciliante que son prédécesseur, a multiplié depuis lors les offres de pourparlers. Ces gestes n’empêchent pas Séoul de reconduire et d’élargir, aux côtés de Washington, un dispositif militaire conjoint que Pyongyang qualifie depuis des décennies de répétition d’invasion. La coexistence de ces deux lignes traduit le poids des priorités stratégiques américaines dans la région, qui continuent de primer sur toute inflexion diplomatique côté sud-coréen.












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