Par le Comité exécutif central de l’OCF
27/02/2026
Le climat politique de ce début d’année 2026 est marqué par une offensive réactionnaire d’une gravité exceptionnelle. L’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque, militant issu de la mouvance lyonnaise fasciste, sert aujourd’hui de prétexte à un déchaînement de violence et de haine contre les organisations progressistes. Face à ces menaces et aux tentatives d’intimidation physique, l’Organisation Communiste de France (OCF) réaffirme sa solidarité antifasciste avec l’ensemble des forces du mouvement ouvrier et populaire, et notamment avec La France Insoumise (LFI), actuellement cible privilégiée de cette hégémonie haineuse. Cependant, nous devons regarder en face la racine du mal : le principal artisan de cette fascisation de la société n’est autre qu’Emmanuel Macron. En piétinant les libertés publiques, en réprimant les syndicats et en brutalisant le corps social pour imposer les directives de l’Union européenne, le pouvoir macroniste a méthodiquement préparé le terrain à l’extrême droite. C’est le mépris de classe érigé en système de gouvernement qui désagrège aujourd’hui la nation et laisse libre cours aux pulsions les plus sombres de la réaction qui ont toujours œuvrer contre notre pays.
Cette dérive liberticide s’inscrit dans une logique globale de subordination totale de la France à l’ordre européen et atlantique. Sous prétexte de « défense de la démocratie », Macron et son gouvernement entraînent notre pays dans une économie de guerre périlleuse contre la Russie, multipliant les provocations qui font peser un risque de conflit de grande ampleur sur le continent. Cette stratégie de tension permanente sert aussi de couverture à une attaque sans précédent contre nos conquêtes sociales et nos services publics, sacrifiés sur l’autel du réarmement exigé par l’OTAN et Bruxelles. L’Union européenne n’est pas un rempart contre le fascisme, elle en est le moteur économique et politique : en imposant une austérité de fer et en dépossédant le peuple de sa souveraineté, elle engendre la misère et le désespoir dont se nourrissent les groupuscules fascistes qui servent de succursales et de porte-flingue au RN. Prétendre lutter contre l’extrême droite sans remettre en cause le carcan de l’UE et de l’Euro est une impasse stratégique que nous ne pouvons plus nous permettre.
Un rassemblement de combat s’impose aux partis et organisations réellement républicaines et démocratiques. Un rassemblement antifasciste et résolument tourné contre l’Union européenne. Car il urge, surtout pour les syndicats et autres organisations du peuple et des travailleurs, de dénoncer ce qu’est l’UE : un verrou de fer qui bloque toute application de quelque programme progressiste, social, patriotique, populaire et antifasciste que ce soit. Pour financer nos salaires, reconstruire notre agriculture et restaurer nos libertés, il faut impérativement briser les chaînes de Bruxelles. Et la lutte contre le fascisme est indissociable de la lutte pour la souveraineté nationale : c’est en reprenant le contrôle de notre destin face aux monopoles du CAC 40 et aux technocrates européens que nous couperons l’herbe sous le pied de la réaction.
Pour l’OCF, ce combat qui s’ouvre pour la France impose de lier l’exigence de dégager Macron et de vaincre le RN et ses alliés, à celle de la sortie de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN. C’est par ce chemin, par lui seul et que doivent impérativement prendre les syndicats de combat, que nous bâtirons une France libre, démocratiquement organisée par le peuple travailleur, et capable d’opposer à la barbarie montante l’espérance d’un monde libéré de l’exploitation capitaliste. La défense de la République sociale passe aujourd’hui par la rupture radicale — et révolutionnaire ! — avec l’ordre atlantique.
Nous appelons nos Comités régionaux, nos sections locales et nos cellules à agir en conséquence.












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