Jeunesse du Monde est aussi sur YouTube : Notre chaîne

La production de ces contenus nécessite des ressources. Pour garantir notre indépendance et soutenir le financement de notre studio, vous pouvez participer à notre cagnotte.

Réenclenchement de la guerre « économique » contre Cuba : « la patrie ou la mort ! le socialisme ou la mort ! »

par | Fév 13, 2026 | International | 0 commentaires

Cette citation traverse les époques pour permettre aux peuples réellement ancrés dans la volonté de souveraineté et d’indépendance face à l’impérialisme de renaître tel les plantes se régénérant après les saisons froides via le processus de tubérisation.

L’état de siège imposé par l’« hégémon » américain en déclin sur l’île socialiste de Cuba depuis 6 décennies s’est intensifié il y a quelques jours, avec le décret présidentiel états-unien du 29 janvier imposant un blocus pétrolier total. Une situation malheureusement peu originale pour un peuple qui subit déjà depuis 64 ans tout juste les conséquences d’un embargo illégitime, et qui a déjà connu une situation semblable lors de la chute de l’URSS dans les années 90.

Une illégitimité exprimée même dans les plus hautes instances des organisations internationales, comme le prouvent les résolutions de l’ONU pour la levée de l’embargo américain sur l’île de Cuba. Mais pourquoi une île de 110 860 km² et d’une population d’environ 11 millions d’habitants occupe tant les esprits de dirigeants d’un pays dont la superficie est de 9 833 517 km² (88 fois plus grand) et dont la population est d’environ 342 millions d’habitants (soit 31 fois la population cubaine) ?

La réponse se trouve en y réfléchissant dans la contradiction entre deux conceptions du monde : l’une privilégie le développement et l’émancipation du réel producteur de richesse tandis que l’autre se fourvoie dans la fétichisation de tout ce qui se rapporte aux biens, aux matériels, au confort et donc in fine la classe détentrice de toutes ces « merveilles ». « Merveilles » qui ne le resteront seulement pour les non-avisés ou ceux qui se complaisent avec tous ces processus, ces mécanismes qui engendrent et qui continueront d’engendrer les sordides affaires telles que celle de madame Pélicot, mais encore celle empestant notre actualité quotidienne : Epstein.

Revenons à notre propos principal : c’est donc bien la patrie face à la mort, l’humanisation face à la déshumanisation, la coopération face à la soumission, la libération face au génocide, qui sont en somme toutes les contradictions qui se jouent entre le socialisme et le capitalisme. À titre d’exemple, cette « minuscule » île a pu développer une avancée structurelle dans le domaine de la médecine remarquable (et donc remarquée à travers le monde) et ce malgré l’enchainement de son potentiel par cette occupation périphérique de l’impérialisme. La preuve en est l’envoi de nombreux médecins et de personnel soignant dans les missions humanitaires à travers le monde, basé sur le principe du développement de la coopération entre les peuples et d’une volonté réelle de paix.

Or cela est en opposition avec l’impérialisme des divers gouvernements impérialistes de l’ordre euro-atlantique, dont l’ingérence systématique à l’international se fonde sur les intérêts impérialistes (appropriation de marchés, de marchandises, de mains-d’œuvre, etc.).

Pour conclure, il nous parait improbable de passer sous silence cette volonté de sacrifice du peuple cubain par l’impérialisme yankee sous prétexte d’un changement de régime. Ce régime qui passera sous domination, ou plutôt sous soumission, des intérêts impérialistes. Il faut continuer à exiger la fin du blocus pour ce peuple avant-gardiste du progrès et qui agit sous le principe fondateur du socialisme : le développement des individus plutôt que le développement de l’accumulation capitaliste.

Le mot de la fin afin d’exprimer que telles sont les notions d’un réel patriotisme qui nous sortira de la soumission imposée à toute la nation française par les gouvernements se succédant et se couchant devant les recommandations et conseils de l’Union européenne arrimée à l’OTAN, toutes deux partie intégrante de tout ce système financier développé par le mode de production capitaliste et arrimées à l’impérialisme américain. Sortir de ces structures, c’est le premier pas nécessaire pour sortir de la soumission aux États-Unis et par là-même mettre un coup potentiellement fatal à l’impérialisme américain qui broie les peuples qui résistent comme le peuple cubain. Cette soumission perdure également à travers les institutions « démocratiques » de la Vᵉ République, tombant en désuétude et en totale déconnexion avec les réalités quotidiennes du peuple français. Dégager Macron est donc un acte patriotique nécessaire devant préparer le terrain pour l’émancipation nationale. Un patriotisme qui, tel le valeureux peuple cubain, s’engagera dans la voie du socialisme et de l’internationalisme au sens propre d’une réelle coopération entre les peuples du monde entier. Comme le disait Jean Jaurès en son temps : « Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »

La patrie ou la mort !

Le socialisme ou la mort !

Nous vaincrons !

Erol – JDM

Vous Souhaitez adhérer?

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Ces articles vous intéresseront