« Hideux dans leur apothéose, Les rois de la mine et du rail Ont-ils jamais fait autre chose Que dévaliser le travail ? Dans les coffres-forts de la banque Ce qu’il a créé s’est fondu, En décrétant qu’on le lui rende, Le peuple ne veut que son dû. » (1)

Ce jeudi 4 février 2026, le meeting pour les libertés syndicales organisé par la CGT s’est tenu suite à la procédure judiciaire contre la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
C’est une association patronale « Ethic » (l’éthique de l’exploitation évolue tant qu’elle n’est pas révolue), présidée par Sophie de Menthon, et dont l’objet est notamment d’« assurer par tous les moyens la promotion et la défense des entreprises » (2), qui a amené à la médiatisation de l’affaire (un an plus tard) face aux attaques intensifiées de la classe capitaliste envers les travailleurs et les syndicalistes.
Bien que l’effleurement induit par la portée véritablement minime de la « mise en examen » ait « affolé » le corps directionnel d’une organisation syndicale rendue « passifiste » face aux réels enjeux de la phase déclinante de l’impérialisme hégémonique actuel, celle-ci traduit, tout de même, la mise en tension de haut voltage sur courant continu par les classes dirigeantes sur les classes dirigées. Donc cette tenue de meeting reste salutaire pour une visibilité et une conscientisation de l’exploitation capitaliste arrivée dans son stade le plus aigu et le plus dangereux pour les masses entières.
S’attaquer à la forme d’organisation primaire qui défend les intérêts des travailleurs révèle la tournure fasciste que prennent la bourgeoisie et son oligarchie financière. C’est donc par « tous les moyens » que « la défense » sera assurée. Il n’est pas difficile de comprendre à partir de là que tous les procédés, tous les moyens seront utilisés pour arriver à leurs fins.
Le rappel est nécessaire de ne pas mettre au second plan tous les syndicalistes et tous les travailleurs véritablement en lutte face aux menaces plus lourdes que de simples « mises en examen ». Les véritables sujets préoccupants restent les 483 plans de suppressions d’emplois recensés en décembre dernier, ce qui représenterait plus de 107 562 emplois (3). Derrière ces chiffres, ce sont des vies impactées quotidiennement par l’impossibilité d’envisager un avenir serein. Le dégoût et la répulsion face aux politiques les amenant à cette situation sont légitimes, mais le travail immense pour l’organisation, la stratégie et les tactiques de lutte doit être mené afin que les conditions miséreuses présentes ne s’aggravent pour les masses par la dérive préparée depuis longtemps par les classes dominantes.
Le temps est venu d’accélérer le pas pour l’organisation d’un contre-pouvoir solide, fiable et basé sur les véritables producteurs de richesse : le prolétariat. C’est le plus à même de mener le front de lutte et de guider toutes les autres classes face à la montée du fascisme, le plus à même de renverser l’ordre actuel et d’offrir les jours heureux perdus de vue par la majorité, le plus à même de donner une société dont le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous.
Pour conclure, nous partageons la pétition lancée par la fédération des activités postales et de télécommunications du 59 de la CGT qui voit son secrétaire général Eric Dyson menacé de licenciement :
https://petition-dyson-eric.cgtfapt59.fr
Un rassemblement aura également lieu le 10 février à 14h30 à la DEX Hauts-de-France.
C’est la lutte finale ;
Groupons-nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.
(1) : Paroles de l’internationale, couplet 4
(3) : https://www.cgt.fr/dossiers/industrie-483-pse-recenses-soit-107-562-emplois-menaces-ou-supprimes
Erol – JDM












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