L’escalade des tensions avec l’Iran se poursuit, avec les annonces du président américain irréfléchi et la mise au diapason de toutes les autres puissances, remorquées dans son sillage impérialiste. L’arrivée du porte-avions américain « Abraham Lincoln » dans le nord de l’océan Indien, près du golfe Persique, traduit comme à chaque fois la menace d’une intervention militaire, face aux revers subis par les plans de domination de l’impérialisme américain.

La carte de la révolte « intérieure », appuyée par les puissances étrangères (américaine et israélienne), n’a pas eu l’effet escompté. Bien que celle-ci ne fût qu’une carte dans la manche, utilisée depuis trop longtemps contre les peuples victimes de l’oppression et de l’exploitation de ces puissances impérialistes, elle rend compte d’une réalité sévère pour l’hégémonie américaine actuelle : la multipolarité du monde prend un tournant défavorable à la domination économique américaine au niveau mondial.
En effet, la récente accélération des agressions impérialistes émane de la perte d’influence du dollar américain dans les échanges commerciaux internationaux. Que ce soit sur les questions d’armement des pays ou des zones géographiques contestées, l’impérialisme américain fait face à une opposition de plus en plus incontrôlable pour lui, et n’a d’autre choix que de poursuivre sa politique sur le plan militaire et guerrier.
Mais voilà encore la réalité confrontée au fantasme : face aux menaces de Trump, qui peuvent paraître sérieuses dans le camp occidental des non-initiés, c’est-à-dire l’opinion générale influencée par la sphère politique de ces pays, le doute s’est installé même au sein des structures du camp impérialiste américain. Tant les alliés politiques et géopolitiques (l’UE face au problème du Groenland, et ses accords avec l’Inde – cf. l’article sur le site JDM en question) de l’ordre atlantique, que – et c’est là d’une importance non négligeable – même au sein de la structure états-unienne elle-même. Les exactions commises par la milice ICE, le soutien d’une frange de la bourgeoisie new-yorkaise à Mamdani, et en dernier lieu le manque d’assurance du Pentagone suite aux déclarations de velléités d’attaques sur l’Iran par Donald Trump. La réalité se pose en une série de questions frappantes au visage de la bourgeoisie américaine tout entière : Quand allons-nous vraiment perdre notre visage de gendarme du monde ? Jusqu’à quand pourrons-nous dominer en ne jouant que sur la menace ? Notre politique narrative n’a plus l’effet escompté face à la froide réalité de notre déclin, conforté par le modèle de production capitaliste ?
Il ne faut pas oublier que les guerres sont une continuité des politiques menées par les classes possédantes et dirigeantes lorsque celles-ci n’ont pas d’autres moyens d’assurer et de garder leur domination.
L’autre face de la pièce, peu réjouissante pour la classe bourgeoise dans ce jeu du tout pour le tout, est son annihilation par ce qu’elle considère actuellement comme « rien », mais qui est en somme le tout par lequel elle subsiste et continue à prospérer : le prolétariat mondial, les ouvriers et les paysans du monde entier, asservis et suffocants, les nations colonisées et les peuples opprimés, tous subissant l’exploitation et le pillage de cet impérialisme, parasite de l’humanité.
Les autres puissances impérialistes (Israël et l’Union européenne), structurellement dépendantes de l’impérialisme américain tant sur le plan économique que géopolitique, ne feront qu’assurer la continuité de la politique menée par celui-ci à l’échelle mondiale. Quand bien même les projets et les plans envisagés entrent dans des contradictions visibles pour le plus grand nombre, elles n’ont d’autre choix que de s’enfoncer avec lui ; quand bien même la finalité funèbre est observable à l’œil nu pour elles-mêmes.
Erol – JDM












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