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Sortir de l’Union européenne, un enjeu vital pour la France

par | Jan 28, 2026 | Positions | 0 commentaires

Déclaration du Comité Executif Central de l’OCF

En ce début d’année 2026, la situation nationale et internationale exige une analyse de classe d’une rigueur absolue. Nous assistons à une offensive généralisée de l’impérialisme, dont l’Union européenne est le pivot sur notre continent. Loin d’être un rempart, l’UE agit comme le mur porteur de la mondialisation capitaliste et de l’hégémonie nord-américaine sur le vieux continent et plus encore. Le renforcement constant des institutions européennes ne protège pas les citoyens et travailleurs ; il consolide au contraire la domination d’une puissance étrangère et des monopoles transnationaux sur notre économie. La crise agricole actuelle en est le témoin tragique : la Politique Agricole Commune (PAC) et la ratification des traités de “libre-échange”, comme l’accord UE-Mercosur, organisent méthodiquement la destruction de nos paysans et de notre agriculture au profit de l’agrobusiness mondialisé. En sacrifiant notre souveraineté alimentaire sur l’autel de la rentabilité financière, l’Union européenne prouve qu’elle est l’instrument de dépossession du peuple français.

À l’échelle mondiale, l’impérialisme piloté par Washington multiplie les zones de déstabilisation pour maintenir son hégémonie déclinante. Au Venezuela, l’enlèvement du président Nicolas Maduro et la poursuite des tentatives de putsch et des sanctions criminelles visent à s’emparer des ressources énergétiques d’un peuple souverain trop révolutionnaire, patriotique et progressiste pour Trump. En Iran, la stratégie de l’encerclement et des provocations militaires menace d’embraser tout le Moyen-Orient. La pression exercée sur le Groenland pour son intégration forcée dans le giron au moins militaire des Etats-Unis illustre la volonté américaine de transformer l’Arctique en un nouveau théâtre de guerre. Face à ces menaces existentielles, la France de Macron et de Lecornu a abandonné toute velléité d’indépendance diplomatique. En alignant in fine systématiquement notre politique étrangère sur les intérêts de Washington, le pouvoir actuel fait de la France un rouage servile d’une machine de guerre qui nous mène à l’abîme.

Cette soumission internationale trouve son prolongement direct dans l’écrasement social intérieur. Une rupture irrémédiable est désormais consommée entre l’écrasante majorité du peuple — travailleurs, ouvriers, retraités, étudiants, agents des services publics, agriculteurs — et une infime minorité composée du CAC 40 et des grands monopoles capitalistes. Pour cette oligarchie, la France est un espace parmi d’autres du “grand marché unique européen” qu’il s’agit de dépecer de ses outils productifs les plus stratégiques. Et l’État, un simple garant, par l’austérité budgétaire, de leurs profits et de l’établissement d’une économie de guerre. Car les projets de loi de finances imposés par le 49.3 ne sont que la traduction des exigences de Bruxelles pour financer cette « économie de guerre » délirante. On vole le pain des travailleurs et la démocratie des citoyens pour forger les armes et la dictature militaire de l’OTAN, préparant une confrontation avec la Russie qui met en péril l’humanité même tant les moyens de destruction sont aujourd’hui colossaux.

Face à cette situation, l’OCF appelle à une clarification des mots d’ordre. Le slogan « Macron démission », moteur indispensable de l’agitation populaire, et l’exigence de « l’argent pour les salaires, pas pour la guerre » doivent impérativement s’inscrire dans une perspective de propagande plus vaste et plus structurelle : la sortie de l’Union européenne, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme. Prétendre changer de politique sans sortir de ces structures est une imposture. De la Macronie aux faux opposants du RN, des LR ou du PS, toutes les forces politiques et syndicales qui acceptent le cadre européen acceptent, de fait, la domination du capital. Seule la rupture totale avec ces institutions supranationales permettra à la France de briser les chaînes de la mondialisation capitaliste et ainsi de recouvrer son indépendance nationale.

Il est du devoir des organisations ouvrières et de l’ensemble du camp progressiste et patriotique de placer cette question au cœur des batailles électorales et sociales de 2026/2027 en portant autant que faire se peut et en toutes luttes ce mot d’ordre: “Pour nos salaires, pour la paix et pour nos services publics : Dégageons Macron, sortons de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme !

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