
Le régime Iranien fait face à une crise grave, conséquence logique de décennies de sanctions américaines et de pressions militaires impérialistes. Le véritable harcèlement exercé par l’impérialisme sur la République islamique n’a fait qu’encourager le développement des politiques répressives dont nous observons aujourd’hui les dégâts, sans pouvoir clairement les appréhender, en l’absence de sources impartiales.
Il est cependant clair que l’impérialisme américain et son corollaire sioniste sont directement impliqués dans les événements en cours, revendiquent ouvertement cette implication, et menacent d’intervenir militairement, a minima en réitérant les terribles bombardements subis par Téhéran au mois de juin 2025. L’impérialisme a décidé de faire payer le prix fort au seul État ayant réellement soutenu la résistance armée des peuples Palestinien et Libanais dans la dernière période. L’Organisation communiste de France condamne ainsi par avance toute ingérence et toute intervention militaire étrangère sur le territoire national de l’Iran, ainsi que toute atteinte à sa souveraineté nationale.
Nous ne nions cependant pas la justesse des revendications démocratiques exprimées par les manifestants. Le régime capitaliste-théocratique en place a le sang de trop de militants communistes sur les mains pour que nous puissions l’ignorer. En réalité, le peuple iranien est à la croisée des chemins. Nous souhaitons vivement que la société iranienne, polarisée à l’extrême, ne laisse pas le monopole du patriotisme entre les mains des mollahs et de leurs partisans. Le rétablissement de la monarchie fantoche de la dynastie Pahlavi, ne saurait constituer une solution aux problèmes qui se posent à la société iranienne comme la révolution de 1979 l’a démontré avec la plus grande clarté. L’établissement d’une République démocratique bourgeoise en Iran apparaît également comme impossible, au regard des dynamiques régionales, en particulier suites aux « printemps arabes » qui se sont avérés renforcer in fine la mainmise de l’impérialisme et du colonialisme sur le Proche et le Moyen-Orient. Seul l’établissement d’une démocratie populaire, fermement opposée à la liquidation des acquis patriotiques de la révolution iranienne, et placée sous la direction de la classe ouvrière, de la paysannerie et des intellectuels progressistes est à même de résoudre les contradictions qui traversent aujourd’hui la société iranienne et qui, quelle que soit l’issue des affrontements en cours, ne tarderont pas à refaire surface.
Le sort de l’Iran est entre les mains de son peuple qui, nous l’espérons, saura conjurer le spectre d’une guerre civile qui ne pourrait déboucher que sur une partition du pays et sur le pillage de son industrie, de ses intellectuels et de ses ressources naturelles au profit de l’impérialisme.












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