Ce discours prononcé par notre camarade Sylvain lors du rassemblement en soutien au Venezuela qui s’est tenu ce vendredi 9 janvier 2026 à Paris affirme une position claire : l’intervention militaire et l’enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis relèvent de la même logique impérialiste que celle qui, hier comme aujourd’hui, écrase les peuples au nom de la « démocratie » et en réalité pour la défense des intérêts du capital. En reliant la lutte du peuple vénézuélien à la nécessité du combat antifasciste et patriotique à mener en France, cette intervention rappelle que l’internationalisme et l’anti-impérialisme ne sont pas des slogans, mais une pratique de combat : affaiblir l’impérialisme ici pour renforcer la résistance des peuples là-bas.

Camarades,
L’histoire du peuple français est indissociable de la lutte antifasciste et patriotique contre l’occupation nazie. Cette lutte ne fut pas seulement nationale : elle constitua un combat frontal contre une forme extrême de domination impérialiste, lorsque le capital, entré en crise, abandonnait toute façade démocratique pour imposer sa loi par la violence, la guerre et la terreur.
Cette mémoire n’appartient pas au passé. Elle nous oblige aujourd’hui.
Car ce que subit le peuple du Venezuela s’inscrit dans cette même continuité historique. Blocus économique, sanctions criminelles, tentatives de coups d’État, menaces militaires : l’impérialisme des États-Unis voit son hégémonie mondiale se fissurer, et prend sous l’impulsion de Donald Trump, la forme d’une dictature terroriste déclarée.
Cette agression impérialiste nous concerne directement, ici, de ce côté de l’Atlantique. Elle repose sur un bloc impérialiste structuré autour de l’OTAN et de l’Union européenne, dirigé par les États-Unis, véritables fauteurs de guerre dans cette séquence historique. Sous la présidence d’Emmanuel Macron, la France s’inscrit pleinement dans cet alignement : soutien aux sanctions, justification des ingérences, renforcement des dispositifs militaires occidentaux. Il ne s’agit pas seulement d’une subordination imposée par le rapport de forces, mais aussi d’une convergence d’intérêts de classe, où l’impérialisme français espère recueillir les miettes que l’ogre états-unien consent à lui laisser.
Le peuple vénézuélien mène aujourd’hui une lutte à la fois patriotique et antifasciste. En défendant sa souveraineté, il affronte une domination impérialiste qui, comme hier en Europe, prétend agir au nom de la « démocratie » tout en écrasant les peuples qui refusent de se soumettre.
C’est pourquoi la solidarité ne peut être abstraite ni incantatoire. Aider le Venezuela ne consiste pas seulement à dénoncer l’impérialisme là-bas, mais à le combattre ici. En France, lutter pour la sortie de l’OTAN, combattre l’Union européenne supranationale et impérialiste, c’est affaiblir concrètement le bloc qui opprime les peuples, de l’Amérique latine à l’Europe. C’est frapper au cœur politique, économique et militaire de l’offensive menée contre le Venezuela.
Fidèles à l’héritage de la Résistance, nous appelons les militants progressistes à faire vivre un antifascisme conséquent, indissociablement patriotique et internationaliste.
Nous exigeons la libération immédiate du président Nicolas Maduro et de sa femme.
Affaiblir l’impérialisme ici, c’est renforcer la lutte des peuples là-bas.
Patria, socialismo o muerte !
El pueblo unido jamás será vencido !












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