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Attaque contre le Venezuela : combattre ici et maintenant l’axe UE-OTAN

par | Déc 31, 2025 | International | 0 commentaires

La récente frappe militaire des États-Unis sur le sol vénézuélien constitue une aggravation dans l’offensive impérialiste menée contre la République bolivarienne.

Sous des prétextes sécuritaires éculés — lutte contre le narcotrafic, « stabilisation régionale », défense de la « démocratie » — Washington a une nouvelle fois démontré que son objectif réel reste inchangé : briser par la force un État souverain refusant de se soumettre à l’ordre capitaliste et impérialiste dominé par les États-Unis.

Il ne s’agit ni d’un incident isolé ni d’un dérapage. Cette frappe s’inscrit dans une stratégie de longue durée combinant sanctions économiques criminelles, guerre hybride, sabotage financier, tentatives de coup d’État, instrumentalisation de l’opposition interne et désormais frappes militaires directes. Le Venezuela est visé parce qu’il incarne, malgré ses contradictions, une tentative de rupture avec la domination impérialiste, une affirmation de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles, et un projet politique se réclamant du socialisme et de l’héritage bolivarien.

Cette agression ne saurait être comprise sans dénoncer la complicité active de l’Union européenne. Derrière ses discours hypocrites sur le « multilatéralisme » et le « droit international », l’UE s’aligne systématiquement sur Washington. Reconnaissance d’autorités fantoches, sanctions économiques, isolement diplomatique, appui politique aux forces putschistes fascisantes : Bruxelles participe pleinement à la tentative de renversement du gouvernement progressiste et patriotique de Caracas. L’UE agit ici comme ce qu’elle est fondamentalement : une structure vassalisée de l’impérialisme atlantiste.

L’objectif est clair : ouvrir la voie à un changement de régime, remettre le Venezuela sous tutelle, livrer ses immenses richesses énergétiques et minières aux multinationales, et envoyer un message à tous les peuples d’Amérique latine qui oseraient s’engager sur une voie indépendante. Le Venezuela n’est pas une cible isolée : il est un avertissement.

Face à cette offensive, la solidarité internationaliste avec le peuple vénézuélien est une nécessité absolue.

Défendre le Venezuela, c’est défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à choisir leur voie sans bombes, sans sanctions et sans ingérence.

Mais la résistance à l’impérialisme suppose également une vigilance politique intérieure. Plus que jamais, le gouvernement bolivarien doit s’appuyer sur la force organisée du peuple : les communes, les conseils populaires, les comités révolutionnaires, les organisations de travailleurs et de paysans. C’est dans l’auto-organisation populaire, dans la démocratie de base et dans l’unité des forces patriotiques et révolutionnaires que réside la meilleure défense face à l’agression impérialiste.

À l’inverse, toute complaisance envers l’anticommunisme, toute marginalisation des forces communistes, ouvrières et révolutionnaires, toute tentative de division du camp populaire ne peut qu’affaiblir la résistance nationale. Face à l’ennemi impérialiste, l’unité des forces progressistes n’est pas un slogan : c’est une condition de survie.

L’agression étasunienne contre le Venezuela est une attaque contre l’ensemble des peuples qui refusent la loi du plus fort. Elle appelle pour les forces de paix, patriotiques, antifascistes et anti-impérialistes françaises une réponse claire : condamnation sans ambiguïté de l’impérialisme américain et de ses alliés européens, solidarité active avec le peuple vénézuélien, soutien à toutes les forces qui, au Venezuela comme ailleurs, luttent pour la souveraineté, la justice sociale et la paix, du Donbass à Caracas en passant par Gaza. Et surtout, ici en France, organiser et mettre en branle le monde du travail contre Macron et l’Union européenne qui se font les soutiens et relais zélés de l’impérialisme nord-américain.

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