L’heure est grave. Tandis que l’écrasante majorité du peuple peine à boucler les fins de mois, que nos services publics sont démantelés morceau par morceau, et que les travailleurs subissent précarité, chômage, casse sociale… Emmanuel Macron joue dangereusement au pyromane stratégique. Déjà responsable de la destruction des conquêtes sociales, du démantèlement de notre souveraineté budgétaire, industrielle et militaire, le voilà qui se rêve en chef de guerre, vassal glorifié d’une Union européenne belliciste et d’une OTAN marchant vers l’escalade mondiale contre la Fédération de Russie —comme l’indique depuis longtemps désormais l’état-major français se préparant à un « conflit de haute intensité contre la Russie d’ici 2030 »
Macron, président belliciste sous tutelle de Bruxelles et Washington
Le président de l’oligarchie capitaliste a fait son choix : plutôt que de répondre aux urgences sociales, plutôt que de construire la paix par la coopération entre les peuples, il préfère faire de la France l’avant-garde de l’escalade militaire, dans la logique déjà meurtrière que l’UE et l’OTAN imposent au continent. Ils s’apprêtent même à livrer notre souveraineté en termes de défense stratégique nucléaire aux mains soi-disant « collectives » de l’Union européenne, faisant ainsi de notre « dissuasion nucléaire » un véritable paratonnerre sur notre pays, attirant tous les feux ennemis. On arme, on déploie, on menace et on entretient une peur russophobe pour justifier de casser le droit du travail, laisser nos hôpitaux s’effondrer, nos écoles se délabrer, nos retraites se paupériser. Ceci au seul profit du grand capital, subventionné aux frais du contribuable, faisant exploser la dette publique.
Car telle est la véritable doctrine de l’axe UE-OTAN : la guerre sociale et militaire permanente pour la rente impérialiste, l’austérité éternelle pour les peuples, la mise sous tutelle des nations, des démocraties et des travailleurs.

Le monde du travail et la classe ouvrière trahies par les états-majors syndicaux intégrés au système
Face à cette offensive globale, les travailleurs auraient besoin de syndicats combatifs. Mais la CES à Bruxelles, la CSI au niveau mondial, et les confédérations installées à Paris se comportent comme les gardiens du temple européen et du dialogue social, comme partenaires sociaux de l’ennemi de classe. Leur rôle ? Feindre la résistance tout en empêchant la mobilisation généralisée contre l’UE, l’OTAN et les directives antisociales imposées à la France.
On s’agenouille à Bruxelles, on parade en sommets sociaux financés par la Commission européenne, mais on sabote toute stratégie nationale de confrontation contre Macron, contre les traités européens, contre l’euro-austérité capitaliste.
Dans leurs discours : “dialogue social”.
Dans la réalité : désarmement du mouvement ouvrier.
Pendant ce temps, l’extrême droite se prépare à livrer la France à une Europe blanche, réactionnaire, anti-républicaine… en bref contre-révolutionnaire.
Ce vide stratégique du camp progressiste laisse le champ libre à l’extrême droite. Derrière le vernis social du RN, derrière ses mots creux sur la souveraineté, se cache un projet terrifiant : faire de la France un rouage d’une Europe blanche ultra-réactionnaire, tournant le dos à l’héritage jacobin, aux Lumières, au progressisme républicain, au patriotisme démocratique porté en 1789 puis en 1793.
Ceux qui prétendent défendre la nation ne veulent en réalité que la soumettre à un bloc continental racialisé, clérical, antisocial — l’exact opposé de l’esprit de la Révolution française, de la Commune, de la Résistance et du programme du CNR.
Il ne suffit pas de dénoncer : il faut reconstruire
Face à ces dangers mortels — le régime macronien sous drapeau bleu étoilé, la collaboration syndicale avec l’eurocratie, l’extrême droite prête à livrer la patrie — une seule voie est à la hauteur du moment historique.
Il faut reconstruire un véritable parti communiste léniniste, enraciné dans le monde du travail, tourné vers l’usine, le chantier, la cité, l’hôpital, l’école, la plateforme logistique, le quartier populaire.
Un parti qui :
- rende la classe ouvrière visible, audible, dirigeante ;
- porte une ligne patriotique, progressiste, antifasciste et internationaliste ;
- place l’indépendance nationale au cœur de la lutte de classe des travailleurs contre l’exploitation capitaliste ;
- propose un programme de rupture : sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et de la mondialisation capitaliste ;
- impose l’argent pour les salaires, les retraites, les écoles, les hôpitaux, les services publics — pas pour les guerres de l’UE-OTAN.
C’est à ce prix seulement que la France pourra renouer avec son histoire et s’écarter des dangers mortels qui la menacent. Cette histoire c’est celle d’une nation libre, souveraine, républicaine, sociale, universaliste, porteuse de progrès et d’humanité.
L’heure n’est plus aux lamentations, mais à l’organisation
Les communistes ne peuvent se satisfaire d’accompagner les institutions européennes, de quémander des strapontins électoraux, ou d’invoquer la renaissance communiste sans œuvrer à sa prise en main concrète par les travailleurs et leurs dynamiques de luttes qu’il s’agit de faire monter en puissance.
C’est en conséquence qu’il nous faut ancrer le combat pour la renaissance communiste dans le monde du travail, les entreprises, le syndicalisme de classe et la classe ouvrière ; former politiquement les travailleurs communistes à organiser la prise de conscience de classe et à organiser les travailleurs notamment dans les syndicats ; et par ces dynamiques de lutte et de conscience de classe, préparer la rupture patriotique et populaire avec la mondialisation capitaliste en développant les mots d’ordre de « sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN » qui sont les structures continentales de cette mondialisation capitaliste qui emprisonne les peuples et asservit les travailleurs.
C’est ce combat que nous portons et auquel doivent se joindre toutes celles et ceux qui veulent faire renaître la France populaire, antifasciste, internationaliste, fidèle à l’héritage jacobin et à la promesse communiste.
Reconstruisons le parti de la classe ouvrière et ouvrons la voie à la République sociale, souveraine, fraternelle et libérée de l’OTAN, de l’UE et de la tyrannie capitaliste.












Votre niveau théorique et politique n’est clairement pas suffisant pour prétendre rassembler autour de vous dans la reconstruction du Parti communiste en France.
D’autres s’y sont déjà cassés les dents.
Ne prenez pas l’hirondelle de votre dynamique actuelle pour le printemps de la Révolution.
L’URC défend des positions relativement proches des vôtres, et autour d’elle les « Jeunesses communistes » autonomes.
Pourquoi ne pas travailler à un rapprochement ?
Vous ne gagnerez rien dans l’isolement.
Vous avez fait l’expérience des impasses du sectarisme et du dogmatisme stérile, vous en tirez une leçon en quittant le PRCF.
Vous rendriez un meilleur service à la cause que vous souhaitez défendre en travaillant à l’unité avec les communistes les moins éloignés de vous.