
Nous avons appris avec stupeur et une grande tristesse la disparition subite de notre camarade Jihad Wachill. Juriste, militant communiste, il était une figure du combat pour la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Président du conseil francilien du Mouvement de la Paix, il avait consacré une partie importante de son activité militante à la défense du désarmement, du multilatéralisme, de la paix entre les peuples et de la résolution politique des conflits. Il défendait avec constance le pluralisme du Mouvement de la Paix, son caractère unitaire, son ancrage dans l’héritage antifasciste et résistant né après la Seconde Guerre mondiale, et sa vocation à rassembler largement contre la guerre. Il était également membre du conseil national de l’ARAC.
Organisateur infatigable de manifestations, de rassemblements et d’initiatives publiques, Jihad était de ces militants qui font vivre concrètement les combats collectifs. Sa disparition prive les militants pacifistes d’un cadre important, à la fois solide politiquement et disponible dans l’action.
Son parcours militant s’est construit dans les luttes étudiantes, syndicales et politiques. Militant à l’UNEF dans sa jeunesse, il fut ensuite syndicaliste à la CGT Finances publiques. Il avait également été assistant parlementaire de Maxime Gremetz, député communiste de la Somme. Ces engagements, différents par leurs cadres, exprimaient une même fidélité au mouvement ouvrier et aux combats populaires.
Son engagement communiste s’inscrivait dans cette fidélité profonde et dans la nécessité de reconstruire, en France, un véritable parti communiste. Membre du Parti communiste français jusqu’à son décès, il avait également milité au PRCF, qu’il quitta ensuite pour rejoindre l’URC. Dans ces différents cadres, il conserva la même volonté de contribuer à la renaissance d’un parti révolutionnaire au service de notre peuple.
Juriste de formation, Jihad avait aussi écrit sur les grandes tendances des relations internationales, le droit des peuples à l’autodétermination, le non-alignement et la construction d’un monde multipolaire. Ses textes portaient une critique nette de l’hégémonie occidentale, de l’atlantisme et des logiques de guerre qui accompagnent la domination impérialiste.
D’origine libanaise, Jihad s’était également exprimé avec force en faveur du combat pour la Palestine, notamment après le 7 octobre 2023, en appelant à sortir du récit israélien dominant et à examiner les faits dans le cadre plus large de l’occupation, de la colonisation et de la guerre menée contre le peuple palestinien.
Jihad nous quitte trop tôt, dans l’année de ses 49 ans. Le mouvement de la paix perd un cadre important qui avait encore beaucoup à donner à la cause de la paix, de la souveraineté des peuples et de la solidarité internationale.
Sa disparition attriste celles et ceux qui, en France, défendent une paix durable, fondée non sur la soumission des peuples à l’impérialisme, mais sur la souveraineté, l’égalité entre les nations et le droit des peuples à choisir librement leur avenir. Elle laisse aussi le souvenir d’un camarade attaché à la reconstruction communiste, à l’indépendance nationale et à la solidarité internationale.
Pour beaucoup d’entre nous, Jihad était aussi un ami. Un camarade chaleureux, intègre, dont la présence, les conseils et la fraternité nous manqueront profondément.
Adieu camarade !
Jérémy C.












Merci pour ce bel hommage. Je suis très affecté du décès de Jihad que j’ai connu à l’UJFP.
Quelle tristesse…
Le camarade Wachill ne manquait pas de singularité. Nous avons bien échangé par écrit, et j’ai souvent appris de nos discussions, parfois houleuses, souvent contradictoires, toujours enrichissantes.
Ce sont les meilleurs qui partent en premier dit-on.
Notre mouvement perd en effet un précieux camarade.
Bonjour, quand et où sera la cérémonie d hommage? Quelle raison à un décès si prématuré ?