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Au Royaume-Uni, les violences policières sont niées à la faveur du racisme

par | Juin 20, 2026 | International | 0 commentaires

Barricade en feu dans le quartier de Duncairn Gardens, à Belfast, le 9 juin 2026. © AFP

Paris a connu quelques violences et quelques incidents en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions. L’euphorie populaire a pu entrainer quelques incidents, mais principalement envers des objets inanimés, tels que des voitures ou du matériel urbain. Une joie passionnée et populaire qui a servi de pain béni pour tous les racistes du pays qui présentent ces évènements comme le fait des populations venant des banlieues ; comme si une horde étrangère et violente s’était emparée de la capitale. Pourtant, ces évènements violents ne sont que des anecdotes en marge d’une célébration fraternelle et festive pour tous les supporters.

            Plusieurs jours après les évènements, les grands médias bourgeois continuent de commenter cette fausse actualité. Pourtant, celle-ci sert à cacher une violence avérée et rapidement évoquée : les manifestations et émeutes d’extrême droite au Royaume-Uni. Une semaine après la victoire du PSG, une attaque au couteau scandalise l’opinion publique britannique. En Irlande du Nord, un réfugié soudanais est accusé d’avoir attaqué au couteau un homme de quarante ans. Ce qui choque particulièrement l’opinion publique est l’incompétence de la police, qui menotte l’homme poignardé, qui sera finalement hospitalisé dans un état grave.

            Ces évènements sont alors repris par l’ensemble de l’extrême droite britannique qui invente un racisme « antiblanc » au vu de l’incompétence de la police à régler correctement l’affaire. Celle-ci avait d’abord cru l’assassin qui indiquait avoir été attaqué par l’homme poignardé, la police aurait alors immédiatement immobilisé la victime au lieu de lui porter assistance. Cette situation absurde nous démontre encore une fois l’incompétence de la police et de ses méthodes. Ainsi, quand bien même la personne d’origine britannique aurait été le véritable coupable, il n’en reste pas moins poignardé et donc aurait dû bénéficier de l’assistance de la police, dans la mesure où il ne représentait plus la moindre menace. Cette situation est l’exemple parfait des problèmes policiers, dans la mesure où celle-ci n’est pas là pour maintenir la paix mais imposer l’ordre. Elle ne sait user que de la violence, même dans les situations qui exigent calme et réflexion. Certes, l’homme est doublement victime, à la fois de son agresseur et de la police, mais l’extrême droite mobilise un narratif totalement farfelu, comme si le racisme « antiblanc » était soudainement devenu institutionnalisé et le grand remplacement une réalité géopolitique.

            En réaction, plusieurs groupes et individus se sont mobilisés lors de manifestations violentes, avec des incendies et des agressions. Ce qui n’est pas sans rappeler la récente attaque terroriste des fascistes au canal Saint-Martin à Paris, ou encore les évènements similaires de l’année passée au Royaume-Uni. L’idéologie dominante sur toutes les plateformes médiatiques sert un narratif à double standard : les manifestations violentes de l’extrême droite sont passées sous silence, ou vaguement commentées ; tandis que la ferveur populaire est présentée comme un danger de mort pour la nation. Cette situation est à la fois représentative de l’état de l’idéologie dominante, à la fois racialiste et xénophobe, unique prisme d’analyse même lors de cas avérés de violences policières ; mais aussi représentative d’une extrême droite de plus en plus débridée, prête à reprendre ses actions terroristes au grand jour contre les populations opprimées et les opposants politiques, avec le soutien médiatique. Cette analyse vaut donc pour le Royaume-Uni, mais aussi pour la France, bien que des différences soient à distinguer dans la forme que prend l’extrême droite dans ces deux pays. Une situation qui exige une future analyse de fond à partir de l’évolution historique du Royaume-Uni.

Arno – JDM

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