
Ce 20 mai 2026, est remontée aux États-Unis une affaire vieille de trente ans dans laquelle deux avions civils d’exilés cubains ont été abattus par le gouvernement de l’île. Ce mois-ci, la justice états-unienne a donc acté la condamnation de l’ex-président de l’île Raul Castro, frère de Fidel Castro. Un mandat d’arrêt a été émis à son encontre pour « complot en vue d’assassiner des Américains », alors que celui-ci est âgé de 94 ans. L’ensemble de cette histoire frise le ridicule, dans une période de très forte tension entre l’île et l’entité impérialiste. Ce dégage de cet acte « de mémoire » pour ces citoyens états-uniens une certaine ironie après des décennies de blocus et les récentes coupures d’électricité dont souffre l’île (et qui ont causé à elles seules des milliers de morts cette année). D’aucuns diront que ce verdict ridicule est le fait d’une administration Trump décadente, alors qu’il ne s’agit que de l’expression la plus pure de l’idéologie impérialiste qui cherche constamment des prétextes pour l’expression de sa violence et de sa domination. En revanche, nous pouvons remettre ce geste dans le contexte des élections qui auront lieu en fin d’année. Trump est en grande difficulté après sa défaite en Iran et l’inefficacité de son action au Venezuela. Lui qui se présentait comme un président de paix pendant sa campagne, perd de plus en plus de soutien dans sa base et dans son parti. En comparaison, à Cuba des milliers de personnes se sont rassemblées à La Havane pour soutenir l’ancien président cubain.
Ainsi, les États-Unis reculent sur tous les fronts, mais s’octroient tout de même une victoire facile sans combat face à une île diminuée par l’interminable blocus. Les impérialistes sont des collégiens ridicules, des harceleurs avec une capacité de destruction titanesque pour répondre à leur intérêt et réparer leur égo. Pour rappel, la planète était au bord de la destruction après la crise des missiles de Cuba que Kennedy avait déclenchée ; plus de 600 tentatives d’assassinat n’ont pas suffi à venir à bout de Fidel Castro ; et la baie des Cochons est l’une des pires opérations militaires de l’histoire des États-Unis. Le ridicule s’étend jusqu’à la propagande, avec dans les années 2010 l’ouverture du jeu vidéo de guerre Call of Duty : Black Ops sur la tentative d’assassinat de Castro par les forces spéciales états-uniennes. Lorsque la réalité nous échappe, il ne nous reste plus que les rêves.
Pour autant, l’île tient bon. Le héros de la révolution, Raul Castro, est soutenu par sa population malgré les grandes difficultés actuelles. Par cet acte, l’île défit les États-Unis et réaffirme son attachement au socialisme. La Patrie ou la mort ! Socialisme ou barbarie !
Arno – JDM












0 commentaires