Le premier tour des élections municipales 2026 confirme une tendance lourde de notre vie politique : le divorce entre le peuple et le système électoral bourgeois. La participation reste massivement basse, traduisant le rejet d’une démocratie de façade. Il est absurde, et même révélateur d’une certaine panique de l’oligarchie et de ses relais médiatiques et politiques, de vouloir comparer ces chiffres à ceux de 2020, année où la crise du COVID-19 avait faussé toute analyse. Ce décalage montre surtout que le pouvoir cherche à masquer l’ampleur du désaveu populaire, les masses ayant retenu la leçon des législatives 2024 dont le résultat a été effacé par Macron.
Cette abstention n’est pas une résignation, mais une volonté grandissante du peuple français, et en premier lieu des travailleurs et ouvriers, d’organiser autrement notre démocratie et notre pays. Le monde du travail ne se reconnaît plus dans des institutions soumises aux directives de l’Union européenne et du capitalisme mondialisé. L’exigence de souveraineté et de contrôle populaire sur l’économie et les territoires devient le moteur d’une aspiration à une autre France, libérée du carcan de l’UE-OTAN.
Ces résultats marquent l’effacement de ce qui reste du PCF de l’échiquier politique. Reléguée presque partout à un rôle de force d’appoint derrière le Parti Socialiste par pure logique électoraliste, la direction du PCF a abandonné toute perspective de classe. Il est plus que temps de reconstruire un véritable Parti Communiste, de combat et de principe, capable de s’ancrer durablement dans les entreprises et les quartiers populaires pour ouvrir la voie à un nouveau pouvoir en France. Seul un parti résolu à sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN pourra offrir un débouché politique à la colère du monde du travail.
À Choisy-le-Roi, l’Organisation Communiste de France a pris toute sa part dans la campagne de l’Union Populaire aux côtés de La France Insoumise. Le résultat est là : la liste conduite par Robin Albert arrive en tête des forces de gauche avec 19,02% des suffrages, devançant la liste PCF-PS. C’est une victoire militante, construite sur le terrain, dans les quartiers populaires et auprès du monde du travail. Elle démontre que l’ancrage de l’OCF grandit dans les luttes locales et que la renaissance communiste n’est pas un vain mot. Le second tour du 22 mars est à portée de main : il faut chasser Panetta de la mairie et rendre Choisy à ses habitants.
Comité exécutif central- OCF












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