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La lutte anti-impérialiste reste le seul moyen pour les nations de disposer d’elles-mêmes.

par | Jan 25, 2026 | International | 0 commentaires

Les derniers évènements en Syrie démontrent une énième fois la justesse de la ligne anti-impérialiste.

Après les accords de Paris, le 6 janvier, entre une délégation des forces impérialistes américaines, israéliennes, turques et le représentant actuel du gouvernement syrien Al-Charaa, sans la présence d’aucune délégation des Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité composée des forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), tout s’est enchainé très rapidement en Syrie. Cela ne laissant pas une possibilité de dégager une perspective tangible, si ce n’est d’entrevoir un rapport de forces en faveur de l’impérialisme américain.

Ces accords avaient pour but de rassurer le camp impérialiste américain quant au fait d’avoir un véritable serviteur de ses intérêts, en la personne de l’actuel président syrien, à la suite de la chute du régime de Bachar Al-Assad.

Historiquement, la Syrie sous régime baasiste faisait partie de l’axe de la résistance face à l’impérialisme américain, composé également des forces de la résistance palestinienne, du Liban, de l’Iran et du Yémen. Il fallait donc, pour compromettre toutes perspectives d’entraves à l’expansion impérialiste, placer le meilleur pion qu’il soit.

Voilà la première balle tirée dans le pied des Forces démocratiques syriennes (FDS) composées des forces kurdes et basées sur des valeurs progressistes et démocratiques.

L’erreur notable pour les dirigeants des FDS est d’avoir laissé une porte entrouverte à l’impérialisme, dans le but certainement légitime d’amener une perspective démocratique et progressiste dans la région. Ce fut, comme toujours avec l’impérialisme américain, un leurre.

En effet, l’impérialisme ne cherche pas une consolidation d’alliances basée sur le respect mutuel et la coopération, mais des alliances ponctuelles et instables basées essentiellement sur la soumission à ses propres intérêts.

L’exemple le plus criant pour la Syrie et les FDS/YPG a été le double jeu mené par l’ordre états-unien, qui a laissé des cartes en main au régime du Parti de la justice et du développement (AKP) de Turquie, qui depuis le début avait une position anti-FDS et anti-kurdes.

Le mouvement des milices de l’Organisation de libération du Levant (HTS) traversant l’est de l’Euphrate pour conquérir les territoires occupés par les FDS, est le produit de la contradiction entre les différents acteurs du territoire syrien et qui, pour l’instant, donne un avantage certain au camp HTS/AKP-Hakan Fidan (ministre des Affaires étrangères de la Turquie et candidat potentiel à la succession d’Erdogan…).

La marginalisation et le délaissement par l’impérialisme US des FDS, composées principalement des forces kurdes, est donc acté.

Voilà qui prouve encore une fois qu’aucune alliance quelle qu’elle soit avec l’impérialisme ne permettra une réelle émancipation des peuples. Sans une conception des luttes basée sur l’anti-impérialisme elle-même basée sur les conceptions léninistes, véritables guides pour une coopération pacifique, durable, émancipatrice pour l’humanité entière, aucune émancipation réelle des peuples n’est possible.

Erol – JDM

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