21 janvier 2026
Depuis des mois, l’Assemblée nationale débat sans parvenir à dégager une majorité pour le budget de l’État. Face à cette impasse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a choisi le passage en force en activant l’article 49.3 de la Constitution. Ce coup de force institutionnel révèle encore une fois au grand jour la crise de régime dans laquelle la bourgeoisie macroniste, flanquée de ses ailes gauches et droite du PS au RN, s’enfonce depuis dix-huit mois.
Une crise de gouvernabilité et d’austérité
Le pays est devenu ingouvernable démocratiquement. Les budgets d’austérité présentés ne font que transcrire servilement la feuille de route de l’Union européenne qui impose aux peuples des économies sacrificielles sur leurs salaires et leurs services publics. Ceci aux seules fins de dégager les moyens nécessaires permettant de préparer la “guerre de haute intensité” que les états-major français et de l’OTAN appellent de leurs vœux contre la Russie depuis désormais plusieurs mois. Ces mesures, rejetées par le monde du travail et dépourvues de toute légitimité populaire, ne trouvent finalement pas non plus de majorité parlementaire pour les ratifier.
La survie artificielle de ce gouvernement ne tient qu’à l’attitude tantôt du Parti Socialiste, tantôt du Rassemblement national, dont les oppositions de façade varient selon que l’un annonce voter ou non la censure et servent une fois de plus de béquilles aux macronistes pour éviter une censure immédiate.
L’alignement atlantiste : un danger immédiat
À cette impasse nationale s’ajoute une situation internationale d’une gravité inédite. Nous assistons à une fascisation accélérée de l’impérialisme nord-américain qui, multipliant l’ouverture de fronts mondiaux, du Groenland au Venezuela en passant par l’Iran, tout en ravivant aux États-Unis les braises de la guerre de sécession, accroît le risque d’un nouvel embrasement mondial, tandis que ces crises, au-delà des déclarations à Davos, révèlent la soumission totale de notre diplomatie aux intérêts américains.

Les quatre piliers de la rupture
Cette conjonction de crises illustre la définition léniniste de la situation révolutionnaire : ceux d’en haut ne peuvent plus diriger comme avant, ceux d’en bas ne veulent plus l’être, à l’image des agriculteurs aujourd’hui mais potentiellement de l’intégralité du monde du travail lorsque ce budget de destruction sociale s’appliquera.
Mais pour que cette opportunité historique ne reste pas lettre morte, nous devons nous attaquer de front aux verrous du système. L’urgence est de cibler l’Union Européenne, l’Euro, l’OTAN et Macron. C’est seulement en engageant ce bras de fer contre ces structures de domination du capital financier, et pour la démission de Macron, que nous enclencherons le rapport de force nécessaire. C’est à ce prix que la sortie du capitalisme cessera d’être un rêve lointain pour devenir une réalité politique concrète pour la France.












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