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Le président de la Bundesbank rejette l’annulation partielle de la dette proposée par Mélenchon
par JdM | | Brèves | 0 commentaires
France | LFI | Mélenchon | Présidentielle 2027 | Union Européenne

Joachim Nagel, président de la Bundesbank et candidat à la succession de Christine Lagarde à la tête de la BCE, s’est opposé fermement à la proposition de Jean-Luc Mélenchon d’annuler 18 % de la dette française détenue par la Banque de France pour le compte de la BCE. Celui-ci juge l’opération contraire aux traités européens.
Le candidat insoumis défend depuis plusieurs années cette annulation, qu’il présente comme un simple « jeu d’écriture dans le bilan de la banque centrale », sans coût ni impact économique.
L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne interdit tout financement monétaire direct des États par la BCE, un verrou déjà invoqué par Christine Lagarde en 2021 pour écarter une annulation de dette post-Covid. Une cinquantaine d’économistes, dont certains proches de LFI, jugent au contraire dans une tribune que ces règles relèvent d’un « choix institutionnel daté » et non d’une loi économique intangible.
Le débat illustre la marge de manœuvre réelle que les traités européens laissent aux peuples pour disposer de leurs propres finances publiques. Qu’une réforme aussi limitée — portant sur moins d’un cinquième de la dette d’un seul État — suscite une telle levée de boucliers institutionnelle en dit long sur le degré de subordination organisé par la construction européenne.


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