
Les Islandais votent ce samedi 29 août sur la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne. Le scrutin ne porte donc pas directement sur l’entrée dans l’UE, mais sur la possibilité de rouvrir les discussions avec Bruxelles. En cas de « oui », un second référendum serait nécessaire pour décider d’une éventuelle adhésion.
La campagne oppose deux camps très divisés. Les partisans de la reprise des négociations mettent en avant les avantages économiques d’une adhésion et une possible stabilisation monétaire grâce à l’euro. Le camp du « non » défend au contraire la souveraineté nationale et le maintien du contrôle islandais sur les ressources halieutiques, essentielles à l’économie du pays.
L’issue du scrutin demeure incertaine. Une enquête Gallup réalisée du 24 au 27 août donnait 51,6 % aux opposants à la reprise des négociations contre 48,4 % aux partisans. D’autres sondages récents avaient toutefois placé le « oui » légèrement en tête.
L’Islande est déjà étroitement intégrée au marché européen par son appartenance à l’Espace économique européen et à l’espace Schengen, sans être membre de l’UE. Le débat révèle ainsi une contradiction au cœur du projet européen : bénéficier de certains mécanismes de l’intégration économique tout en conservant la maîtrise des choix nationaux. Pour les opposants à l’adhésion, notamment dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture, l’enjeu principal reste celui du contrôle des ressources et de la souveraineté populaire.












0 commentaires