
© 2026 AFP ( source : https://information.tv5monde.com/societe/crue-devastatrice-au-nepal-et-en-chine-pres-de-400-morts-les-secours-recherchent-plus-de-1400-disparus-2835006)
Le Népal a relevé vendredi à 469 le nombre de victimes des inondations dévastatrices survenues mercredi le long de la rivière Bhote Koshi, à la frontière avec le Tibet. Le district de Chitwan est le plus touché avec 178 morts, suivi par Nawalparasi Est (110). Près de 1 000 personnes sont toujours portées disparues, et 1 545 blessés ont été secourus.
La catastrophe s’est produite le 26 août vers 9h, lorsqu’une vague d’eau et de débris a déferlé sans avertissement sur les communautés de la vallée. Selon les premières analyses, une crue de lac glaciaire (GLOF), probablement déclenchée par un séisme de magnitude 5,2 enregistré ce matin-là, serait à l’origine du drame. Des images satellite montrent la rivière Trishuli gonflant jusqu’à cinq fois sa largeur habituelle.
Des villages entiers — Timure, Syaphrubesi, Mailung, Trishuli Bazaar — ont été submergés ou rasés. Le poste-frontière de Gyirong a également été endommagé. Douze centrales électriques ont été détruites, entraînant d’importantes coupures d’électricité. Les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading ont été déclarés zones de crise par le gouvernement.
Les opérations de secours se poursuivent, menées par l’armée népalaise avec des hélicoptères et des équipes médicales, mais l’accès à plusieurs zones reste coupé. Selon le Programme alimentaire mondial, 10 000 ménages ont besoin d’aide d’urgence. Des dizaines de touristes étrangers figurent parmi les disparus.
Cette catastrophe rappelle la vulnérabilité des régions himalayennes face au réchauffement climatique, qui multiplie les risques de débordements de lacs glaciaires. Alors que les pays occidentaux et leurs institutions financent des politiques d’adaptation souvent inefficaces, les populations locales paient le prix fort d’un modèle de développement fondé sur la prédation des ressources et l’inaction climatique. Une solidarité internationale sincère ne saurait se limiter à des secours ponctuels : elle doit s’attaquer aux racines du mal, à commencer par la remise en cause du système capitaliste qui sacrifie les vies humaines sur l’autel du profit.












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