
Les salariés de l’usine Haribo de Marseille sont entrés dans leur sixième semaine de grève. À l’origine du conflit, l’échec des négociations annuelles obligatoires (NAO). Les organisations syndicales réclament une augmentation générale de 100 euros par mois, tandis que la direction a successivement proposé 0,9 %, puis 1,5 %, soit environ 18 euros bruts mensuels.
Selon les représentants des salariés, le mouvement a fortement ralenti l’activité du site. La production serait passée d’environ 300 palettes de bonbons par jour à une trentaine, signe d’une mobilisation qui continue de peser sur l’entreprise. Les syndicats mettent également en avant les bénéfices réalisés par le groupe pour justifier leurs revendications salariales.
À ce stade, aucun accord n’a été trouvé entre la direction et les grévistes. Un nouveau rassemblement de soutien a été organisé devant l’usine afin de maintenir la pression et d’obtenir une reprise des négociations.
Ce conflit illustre les tensions persistantes autour du partage de la richesse produite dans l’industrie agroalimentaire. Face à des résultats financiers jugés satisfaisants par les syndicats, les salariés revendiquent une revalorisation de leurs salaires, rappelant que les gains de productivité et les bénéfices demeurent au cœur des rapports entre le capital et le travail.












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