
SpaceX a fait une entrée fracassante au Nasdaq, levant environ 75 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse, avec un prix fixé à 135 dollars par action et une valorisation initiale autour de 1 770 milliards de dollars. Selon les premières cotations, le titre a ouvert nettement au-dessus de son prix d’introduction, confirmant l’enthousiasme spéculatif des marchés pour l’entreprise d’Elon Musk.
Derrière le récit convenu de l’innovation et de la « conquête spatiale », cette opération marque surtout une nouvelle étape dans la mise en Bourse de secteurs stratégiques. SpaceX n’est pas une entreprise ordinaire : ses fusées, ses satellites et le réseau Starlink sont directement liés aux intérêts de l’État américain, de la NASA, du Pentagone et de l’appareil de domination numérique et militaire des États-Unis.
Wall Street célèbre ainsi moins une réussite industrielle qu’un actif impérialiste central : l’espace, les communications, la surveillance et demain les infrastructures militaires orbitales. Sous le capitalisme, même les technologies les plus avancées sont immédiatement transformées en instruments de rente, de spéculation et de puissance géopolitique.












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