Le 3 mai 1936, le front populaire remportait les élections législatives. 167 radicaux et divers gauches, 147 socialistes et 72 communistes sont élus députés, pour un total de 386 députés du Front populaire sur 608, obtenant donc une majorité absolue. Le socialiste Léon Blum fut nommé président du Conseil.

Mais au juste, qu’est-ce que le Front populaire ? Quel a été le rôle des communistes ? Les communistes se sont-ils, comme le prétendent souvent les trotskystes et d’autres tendances gauchistes, compromis avec la bourgeoisie ? D’abord, il faut bien comprendre le contexte national et international.
Un peu de contexte
Du fait des trahisons des sociaux-démocrates, du manque d’unité de la classe ouvrière, d’une mécompréhension de l’essence du fascisme et de sa différence de nature avec la démocratie bourgeoise, le fascisme triomphait ou se renforçait dans plusieurs pays. En Hongrie en 1920 avec le régime de Horthy issu de la contre-révolution qui avait renversé la République des conseils, en Italie avec Mussolini en 1922, en Bulgarie avec le coup d’État du 9 juin 1923, en Pologne avec le coup d’État de Pilsudski en 1926, en Allemagne avec Hitler en 1933, en Autriche avec l’instauration du régime austro-fasciste en 1934… En Finlande les fascistes sont passés à deux doigts de prendre le pouvoir par un coup d’État en 1932, et en Espagne le fascisme gagnait du terrain après la répression de l’insurrection des Asturies en 1934…
En France, le 6 février 1934, plusieurs ligues d’extrême droite incluant notamment l’Action française, les Jeunesses patriotes, les Croix de feu[1] menées par le colonel François de La Rocque, la Solidarité française et le Parti franciste ont organisé une manifestation antiparlementaire qui aboutit à une tentative ratée de coup d’État. Bien que cette tentative fût un échec du fait des divisions internes – le colonel François de La Rocque ayant décidé de disperser ses troupes plutôt que de les appeler à prendre le palais Bourbon (Chambre des députés) –, elle déboucha toutefois sur la chute du gouvernement Daladier et l’instauration d’un gouvernement dit « d’union nationale » dirigé par le radical Gaston Doumergue qui, dans la continuité des gouvernements précédents depuis la crise de 1929, mettra en place des mesures contre les droits des travailleurs et des classes populaires pour faire reposer tout le poids de la crise sur leur dos.
En réaction, le Parti communiste organisa des contre-manifestations dès le 6, qui se poursuivirent le 7. Le 9, alors que Doumergue avait interdit les manifestations pour « rétablir l’ordre » et que la SFIO avait annulé la manifestation qu’elle avait prévue le 8, le Parti communiste maintint sa manifestation du 9, affrontant la police et rejoint par de nombreux ouvriers socialistes, qui passèrent outre les directives de la SFIO pour rejoindre leurs frères de classe communistes. Et c’est suite à cette effervescence impulsée et maintenue par les communistes que la CGT, sous la pression de la CGTU et du Parti communiste, déclencha une grève générale rassemblant 4 millions et demi d’ouvriers. Ce fut le premier grand rassemblement unissant à une large échelle les ouvriers communistes et socialistes, syndicalistes CGT et CGTU. C’est à partir de ce moment-là que se dessinait un front unique, stable et durable de la classe ouvrière, rassemblant ouvriers communistes et socialistes contre le fascisme et l’offensive du capital, et qui constituera le socle du Front populaire, union élargie de l’ensemble des classes populaires prolétariennes et non prolétariennes – les petits fonctionnaires et intellectuels, la petite bourgeoisie des villes et la petite paysannerie étant essentiellement représentés par le Parti radical – contre le fascisme et pour la défense de la République.
Voilà ce qu’était fondamentalement le Front populaire : non pas une collaboration de classes entre les représentants de la classe ouvrière et la bourgeoisie, mais l’union, dans un contexte non révolutionnaire, de l’ensemble des classes populaires prolétariennes et non prolétariennes contre le fascisme, pour la sauvegarde des libertés démocratiques, pour la paix et pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des classes populaires, le tout sous le mot d’ordre : « pour le pain, la paix, la liberté ! ». Cela impulsé par le PCF sans qu’à aucun moment à cette époque il ne perde de vue le but final : l’instauration de la dictature du prolétariat et la construction du socialisme au sein d’une République française des soviets.
Qu’est-ce que le Front populaire ?
Le Front populaire, tel que pensé par le Parti communiste, constituait une stratégie visant à rassembler l’ensemble des classes populaires, en grande majorité non révolutionnaires mais néanmoins attachées à la République contre le fascisme – les révolutionnaires convaincus ne constituaient alors qu’une minorité de la classe ouvrière –, à isoler la classe capitaliste, et à amener l’ensemble de ces classes populaires, par la lutte dirigée par l’avant-garde de la classe ouvrière contre le fascisme, à comprendre par leur propre expérience la nécessité de la dictature du prolétariat.
Thorez résumait cette stratégie de la manière suivante dans son discours au VIIème Congrès du Komintern :
« Un des éléments de notre succès dans l’organisation d’un large front antifasciste en France, c’est la position conséquente de notre Parti communiste dans la question de la démocratie bourgeoise et aussi l’utilisation des traditions révolutionnaires du peuple de France. Le fascisme et la démocratie bourgeoise sont deux formes de la dictature du Capital. Il ne s’ensuit pas que nous puissions être indifférents à l’une ou à l’autre de ces formes d’asservissement économique et politique.
Le fascisme, c’est la terreur sanglante contre la classe ouvrière, c’est la destruction des organisations ouvrières, la dissolution des syndicats de classe, l’interdiction des partis communistes, l’arrestation massive des militants ouvriers et révolutionnaires, les tortures et l’assassinat des meilleurs fils de la classe ouvrière. Le fascisme, c’est le déchaînement de la bestialité, le retour aux pogroms du moyen âge, l’anéantissement de toute culture, le règne de l’ignorance et de la cruauté, c’est la guerre hideuse à laquelle conduisent les provocations incessantes et tous les actes de Hitler et de Mussolini. La démocratie bourgeoise, c’est un minimum de libertés précaires, aléatoires, sans cesse réduites par la bourgeoisie au pouvoir, mais qui offre toutefois à la classe ouvrière, aux masses laborieuses des possibilités de mobilisation et d’organisation contre le capitalisme. […]
Il ne s’agit pas de gérer les affaires de la bourgeoisie. Il s’agit de se battre contre le fascisme, de lui barrer à tout prix le chemin du pouvoir, en s’appuyant sur la poussée de masses et sur l’action extra-parlementaire. Nous, communistes, nous luttons pour le pouvoir des Soviets, pour la dictature du prolétariat. Nous savons que c’est le seul moyen d’en finir à jamais avec la crise, la misère, le fascisme et la guerre. Mais nous savons aussi que pour l’instant une minorité seulement de la classe ouvrière et surtout une minorité seulement du peuple de France partagent notre conviction et se battent avec la ferme volonté d’établir le pouvoir des Soviets. C’est pourquoi le pouvoir des Soviets ne peut constituer le but immédiat de notre lutte actuelle. Mais, tout en étant la minorité, nous pouvons et nous devons diriger la majorité du pays qui est résolue à éviter à tout prix l’établissement d’une dictature fasciste, nous pouvons et nous devons convaincre les masses, dans la lutte et sur la base de leur propre expérience, de la nécessité d’aboutir à la République des Soviets. […]
Si […] le Parti communiste lance, propage, popularise et fait admettre à temps, dans les conditions où la crise révolutionnaire surgirait et s’aggraverait, un minimum de mesures de caractère transitoire qui puissent « ébranler davantage le pouvoir économique et politique de la bourgeoisie et augmenter les forces de la classe ouvrière », alors la poussée du mouvement des masses peut imposer la nécessité d’un gouvernement du Front populaire, que notre Parti appuierait et auquel il pourrait même participer le cas échéant. La bataille antifasciste deviendrait encore plus rude, car l’assaut réactionnaire et fasciste serait brutal et immédiat. Mais le Front populaire et le Parti communiste auraient occupé de nouvelles positions, que nous aurions à utiliser pour préparer l’instauration du pouvoir des Soviets, de la dictature du prolétariat. [2] »
Il ne s’agissait d’autant moins d’une collaboration de classes que le PCF a refusé de participer au gouvernement du Front populaire après les législatives de 1936, pour la raison précise qu’il s’agissait et qu’il ne pouvait s’agir à ce moment-là que d’un gouvernement bourgeois, la classe capitaliste étant encore en mesure de conserver une relative maîtrise de la situation. La ligne était alors d’appuyer et soutenir toutes mesures progressistes que le gouvernement du Front populaire mettrait en place, mais en conservant une indépendance politique totale et en conservant une liberté d’action et de critique totale – que le PCF n’a pas manqué d’utiliser notamment contre les politiques de non-intervention durant la guerre d’Espagne, l’absence de réaction sérieuse face à l’Anschluss d’Hitler et la trahison que constituaient les accords de Munich donnant les Sudètes, et en réalité la Tchécoslovaquie entière, à Hitler –, évitant ainsi toute compromission avec un gouvernement bourgeois qui risquerait en tant que tel de trahir les intérêts du prolétariat.
Thorez était très clair à ce propos lorsqu’il déclarait au Présidium de l’Internationale communiste en décembre 1934, quelques semaines après avoir proposé pour la première fois un Front populaire élargissant l’alliance avec la SFIO en direction des radicaux :
« Quant à la participation des communistes à un tel gouvernement [de Front populaire], peut-il y avoir à ce sujet deux opinions ? Nous répondrons tranquillement que la participation des communistes à un tel gouvernement est exclue. Notre collaboration au gouvernement est impossible dans le cadre du capitalisme. Nous ne pouvons reconnaître qu’un seul gouvernement, celui qui établira la dictature du prolétariat. […] Si vous, socialistes, accédez au pouvoir, seuls ou en collaboration avec les radicaux, nous soutiendrons les
mesures que vous adopterez pourvu qu’elles répondent aux intérêts de la classe ouvrière. Mais nous n’aurons aucune confiance a priori dans un tel gouvernement. »
Comme nous l’avons dit, le Front populaire était un élargissement du front unique avec les ouvriers socialistes. Constitué d’abord à la base suite aux contre-manifestations de février 1934, ce front unique devint une alliance de partis entre le PCF et la SFIO fondée sur un « pacte d’unité d’action antifasciste », signé le 27 juillet 1934 et consistant en un engagement à unir les forces dans la lutte contre le fascisme et le gouvernement d’« Union nationale » de Doumergue.
C’est le 24 octobre à Nantes que Maurice Thorez proposa pour la première fois, contre l’avis de la SFIO et suite aux élections cantonales d’octobre – qui ont vu progresser l’extrême droite en attirant à elle d’anciens électeurs radicaux – une « alliance des classes moyennes avec la classe ouvrière », c’est-à-dire un Front populaire avec les radicaux visant à attirer les classes moyennes tentées par le fascisme vers la classe ouvrière. Mais cela s’est d’abord heurté aux résistances du Parti radical et de la SFIO.
Il aura fallu attendre juin 1935 pour que ce rapprochement se fasse, sous la pression notamment de l’aile gauche du Parti radical, menée par Daladier et attachée aux traditions républicaines issues de la Révolution française jacobine. C’est finalement le 14 juillet 1935, date hautement symbolique pour le Parti radical, que l’union se concrétisera dans une énorme manifestation unitaire à Paris regroupant pour la première fois communistes, socialistes, radicaux, syndicalistes CGT et CGTU, d’autres partis de gauche comme le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA), et des associations progressistes comme la Ligue des droits de l’homme.
À la base de cette union fut proclamé un serment, référence symbolique au serment du Jeu de paume, qui consistait en un engagement à rester uni contre le fascisme :
« Nous faisons le serment de rester unis pour défendre la Démocratie, pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour mettre nos libertés hors de l’atteinte du fascisme. Nous jurons, en cette journée qui fait revivre la première victoire de la République, de défendre les libertés démocratiques conquises par le peuple de France, de donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse et au monde la grande paix humaine. »

À l’occasion de ce rassemblement, Jacques Duclos prononça un discours dans lequel il développa le principe de la mise en avant des traditions révolutionnaires du peuple français :
« Nous, communistes qui sommes des révolutionnaires, nous qui voulons mettre un terme à l’expropriation dont le peuple est victime en expropriant les expropriateurs capitalistes, nous qui voulons assurer la souveraineté du travail, nous qui voulons faire triompher le socialisme à l’exemple de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, nous entendons poursuivre l’action commune avec tous ceux qui ne veulent pas qu’on ramène notre pays en arrière dans les chemins ensanglantés de la barbarie et de l’oppression. Notre drapeau, c’est le drapeau rouge, le drapeau qui déjà fut brandi par le peuple durant les années 1792, 1793 et 1974, le drapeau qui flotta sur les barricades à maintes reprises au cours du siècle passé, le drapeau qui connut la victoire avec les héros immortels de la Commune de Paris, le drapeau de combat et d’espoir des prolétaires du monde entier, le drapeau qui flotte victorieux sur un sixième du globe. Mais nous qui luttons sous les plis du drapeau rouge, nous sommes heureux de voir à nos côtés des combattants de la liberté qui arborent le drapeau tricolore dont nos ancêtres firent l’emblème de la grande révolution française et qu’on vit souvent voisiner sur les barricades avec notre drapeau rouge. Nous voyons dans le drapeau tricolore le symbole des luttes du passé et dans notre drapeau rouge le symbole des luttes et des victoires futures. Et si l’immense foule rassemblée aujourd’hui chante en cette mémorable journée non seulement notre hymne d’espérance et de lutte, L’Internationale mais aussi la Marseillaise, nous n’oublierons pas que la Marseillaise est un chant révolutionnaire dont nous reprenons volontiers l’appel vibrant : Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs ! Oui, nous sommes les défenseurs de la liberté contre les fascistes et nous jurons de tout faire pour que l’union réalisée aujourd’hui continue demain ! » [3]
Thorez expliquera par la suite, dans son discours au VIIᵉ congrès du Komintern, que l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, de l’Internationale et de la Marseillaise, en somme de la révolution prolétarienne et de la révolution française jacobine, signifie « l’alliance entre la petite bourgeoisie et la classe ouvrière ». Nous le voyons encore une fois, jamais il n’a été question d’une collaboration de classes avec la bourgeoisie, mais d’une union du prolétariat et des classes populaires non prolétariennes encore attachées à la République et à ses traditions révolutionnaires.
L’idée sous-jacente était que la révolution prolétarienne ne contredit pas les idéaux fondamentaux de la grande révolution française et de la République, mais en est au contraire la réalisation la plus conséquente. Les idéaux de la révolution française qui furent d’abord portés par les franges les plus radicales de la bourgeoisie progressiste, ne peuvent plus être portés par une bourgeoisie devenue réactionnaire et prête à trahir ses propres mots d’ordre historique de liberté, d’égalité et de fraternité en s’alliant aux fascistes pour défendre sa domination de classe. C’est désormais à la classe ouvrière, la classe la plus révolutionnaire, de les porter et de les concrétiser. Ainsi Engels expliquait-il dans l’Anti-Dühring à propos des revendications d’égalité :
« les revendications bourgeoises d’égalité sont accompagnées de revendications prolétariennes d’égalité. Dès l’instant où est posée la revendication bourgeoise d’abolition des privilèges de classe, apparaît à côté d’elle la revendication prolétarienne d’abolition des classes elles-mêmes, d’abord sous une forme religieuse, en s’appuyant sur le christianisme primitif, ensuite en se fondant sur les théories bourgeoises de l’égalité elles-mêmes. Les prolétaires prennent la bourgeoisie au mot : l’égalité ne doit pas être établie seulement en apparence, seulement dans le domaine de l’État, elle doit l’être aussi réellement dans le domaine économique et social. Et surtout depuis que la bourgeoisie française, à partir de la Grande Révolution, a mis au premier plan l’égalité civile, le prolétariat français lui a répondu coup pour coup en revendiquant l’égalité économique et sociale ; l’égalité est devenue le cri de guerre spécialement du prolétariat français. [4] »
Telle était l’analyse de fond derrière l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, dont le principe était résumé par Thorez en ces termes : « Nous nous présentons aux masses populaires comme les champions de la liberté et de l’indépendance du pays, comme les représentants des intérêts actuels et futurs du peuple de France. Le ton même de nos campagnes, de nos discours, articles, affiches, exprime cette conscience de la mission historique de la classe ouvrière organisée et dirigée par son parti révolutionnaire[5]. » Rejoignant par là le propos du Manifeste du parti communiste : « le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation ». Bref, il s’agissait de poursuivre le fil rouge dont la Révolution française, en en posant formellement les buts fondamentaux qu’il reste à concrétiser, fut un maillon essentiel.
Quels enseignements en tirer ?
Tel est sans doute l’enseignement fondamental du Front populaire : c’est à la classe ouvrière de reprendre et d’achever ce qui a été entamé avec la révolution française par la bourgeoisie progressiste d’alors. Cela en agrégeant derrière elle toutes les masses populaires qui se reconnaissent dans les grands principes proclamés par cette révolution, et en les conduisant, par la lutte contre les franges les plus réactionnaires du capital financier, à reconnaître par elles-mêmes que la révolution prolétarienne en est le seul aboutissement logique possible.
Mais cela ne peut se faire en se contentant de réveiller les grandes traditions révolutionnaires du peuple français. Cela ne peut se faire qu’à condition que la classe ouvrière, dirigée par un Parti communiste, s’érige en défenseuse des intérêts les plus immédiats, les plus vitaux, les plus urgents de l’ensemble des classes populaires prolétariennes et non prolétariennes. Et cela suppose non seulement de faire siennes les revendications de l’ensemble de ces classes, mais d’obtenir satisfaction de ces revendications par des luttes victorieuses, et de démontrer par là à ces classes la force de la classe ouvrière ainsi que sa capacité à diriger la lutte, et à terme la nation. « Comment faciliter cette marche de la petite bourgeoisie vers les positions de la classe ouvrière ? disait Thorez. En montrant que la classe ouvrière est capable de diriger la lutte générale et en faisant la preuve de ses propres forces. »
Face à la montée du fascisme dans notre pays, il est temps que la classe ouvrière démontre à la nation que c’est à elle qu’en revient la direction.
William – JDM
[1] Mouvement anticommuniste d’anciens combattants français de la 1ᵉ Guerre mondiale devenu une organisation politique fasciste comptant 150 000 membres dans les mois suivant l’émeute du 6 février 1934 jusqu’à atteindre 400 à 450 000 membres fin 1935. Les Croix de feu étaient directement liées à la bourgeoisie capitaliste : Ernest Mercier, dirigeant le trust de l’électricité, Horace Finaly, directeur de la Banque de Paris et des Pays-Bas, François de Wendel, dirigeant du Comité des Forges et de la Banque de France.
[2] https://materialisme-dialectique.com/maurice-thorez-les-succes-du-front-unique-antifasciste/
[3]https://www.old.phonobase.org/advanced_search.php?GETTitre=Assises%20de%20la%20paix%20et%20de%20la%20libert%C3%A9%20%E2%80%93%20discours%20de%20Jacques%20Duclos&Ordre=Titre,Marque&langue=fr&ligne=0
[4] https://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611l.htm
[5] https://materialisme-dialectique.com/maurice-thorez-les-succes-du-front-unique-antifasciste/












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