Les inégalités dans le système éducatif ne sont pas nouvelles, mais elles sont encouragées par la casse méthodique de l’école publique organisée par les gouvernements successifs. Subvention à des écoles privées, baisse dans les budgets de l’éducation et bien sûr Parcoursup sont les fondements de la politique de mise en concurrence des étudiants voulue par Macron depuis 2017.

Parcoursup et son algorithme opaque permettent aux universités de refuser des candidats sans aucune justification. Dans les faits, de nombreux établissements (souvent privés) en profitent pour recourir à des pratiques mafieuses de hiérarchisation des lycéens sur des critères arbitraires et fallacieux comme la localisation du lycée, son taux de réussite au bac, le fait qu’il soit public ou privé, etc. Ainsi, un élève issu d’un petit lycée public éloigné des grandes métropoles aura moins de chance de voir ses vœux acceptés qu’un autre ayant fait sa scolarité dans un prestigieux établissement privé. Par exemple, Parcoursup n’autorise l’admission que de 3 % d’élèves non parisiens à l’Université Paris-Diderot, là où ces derniers représentaient environ 40 % avant la mise en service du site. Parcoursup entraîne également le tri social des étudiants. Par exemple, l’obligation pour les élèves de rédiger une lettre de motivation favorise ceux dont les familles ont le temps et les moyens de les aider. Des cabinets privés proposent même des offres payantes pour écrire à la place des lycéens leur lettre de motivation ! On comprend ainsi les statistiques de l’IPSOS révélant que 85% des étudiants trouvent la plateforme stressante et que 30 % ne sont pas satisfaits des réponses qu’ils ont reçues sur leurs vœux. À ce sujet, nous avons pu interroger un élève du lycée Joseph Savina à Tréguier, dans les Côtes d’Armor :
JDM : Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
E : Moi c’est Ewann, je suis en terminale STMG (Science et Technologie du Management et de la Gestion) au lycée Savina.
JDM : Est-ce que tu milites ?
E : Oui, je me considère comme d’extrême gauche. Je suis souvent dans les manifestations en soutien aux pays en difficulté (Palestine, Soudan, etc.) ou dans les mouvements contre des projets de lois horribles portés par l’extrême droite ou la droite.
JDM : Quel est ton rapport à Parcoursup ?
E : Personnellement, je trouve Parcoursup stressant. Car c’est censé être une plateforme accompagnative où les professeurs guident les élèves en 1ʳᵉ et en Tale. Mais la réalité, c’est qu’en première, on nous met surtout la pression concernant nos absences injustifiées (souvent à cause d’erreurs administratives). Et en terminale, il faut beaucoup aller voir les enseignants pour leur poser des questions ou se renseigner sur les formations. Sinon, ils vont juste se contenter de nous rappeler qu’il faut faire nos vœux, nos lettres de motivation, etc. Aussi, il faut faire pas mal de recherches annexes. Par exemple, j’ai un ami qui était intéressé par une formation, et qui s’est rendu compte après coup qu’elle n’était pas sur Parcoursup, il a donc dû se tourner vers d’autres démarches.
JDM : En quoi Parcoursup est-il un frein à la mobilisation des lycéens ?
E : A Savina, on n’est pas trop embêté car on peut justifier nos absences par le droit de grève ; tout dépend de si nos parents veulent bien justifier l’absence. Par contre, la direction du lycée utilise la plateforme comme prétexte pour nous dissuader de militer en nous disant : “Ne faites pas ça, ce sera dans votre dossier Parcoursup.”
En résumé, Parcoursup n’est que la continuité d’une libéralisation toujours plus accélérée de l’éducation. On sacrifie l’avenir de la Jeunesse sur l’autel de la concurrence libre et non faussée quitte à, par dogmatisme, laisser la loi du plus fort (ou plutôt du plus gros capital) décider de qui aura le droit d’étudier ou non. Face à cette offensive qui dure depuis des décennies, la jeunesse doit s’organiser pour mener une lutte efficace autour de revendications claires : la suppression de Parcoursup et surtout des vrais moyens pour l’éducation !












Vous en appelez à :
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 Art. 6. La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Il faut donc sortir de la kakistocratie à tous les niveaux, racine de tous nos problèmes !
Actuellement c’est le système qui décide si vous pouvez être recruté ou promu sans lien avec vos mérites et vos compétences.
Cette situation se retrouve dans les systèmes politiques dictatoriaux.
La préservation du clan quoiqu’il arrive. On recrute alors ses intimes et inféodés !
La loyauté va de soi et de pair avec la promotion pour de bons et loyaux services.
Le système exploite le dispositif aux profits de certains pour se maintenir.
Pous mettre un terme à cette corruption nous reprendrons un système qui a fait ses preuves. Nous nous arrêterons sur Monsieur Frank John Wilson agent spécial du fisc au bureau d’investigation, la lutte contre l’évasion fiscale, et la prohibition.
Monsieur Frank John Wilson, homme de discernement, son objectif prendre le problème à la source, sans illusion sur les tractations pour entraver ce dispositif. Il chercha donc dans les années ultérieures en traquant comptables et gestionnaires…
Même diagnostic, même remède.
Nous devons trouver ces incorruptibles pour remettre de l’ordre Eliot NESS diplômés en sciences politiques et en administration des affaires et Monsieur Frank John Wilson, des hommes en dehors de la fange.
La dernière cerise sur le gâteau : L’échelle des revenus de source des inégalités :
Arrêté du 16 avril 2026 fixant pour l’année 2027 les taux de promotion pour l’avancement de grade dans les corps de catégories C et B du ministère de la culture. JORF 25.04.2026 texte 40 sur 105.
MARTINIQUE le 27 avril 2026.