Intitulée « Proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la loi Yadan proposée par la députée macroniste Caroline Yadan sera examinée à l’Assemblée nationale le 16 avril. Cette proposition de loi prétend répondre à l’augmentation des actes antisémites en France depuis l’opération menée par le Hamas le 7 octobre 2023, et cela principalement en confondant antisémitisme et antisionisme, dans plusieurs scénarios allant de l’apologie du terrorisme à la négation de l’État d’Israël.
En réalité, cette loi s’inscrit purement et simplement dans une logique de fascisation de la France et de censure qui va au-delà de la simple protection d’Israël, qui est effectivement l’objectif premier à court terme, mais cette loi fournit les outils juridiques parfaits pour pouvoir harceler juridiquement et censurer toute voix dissidente qui pourrait défendre un État ou une organisation considérée comme terroriste par le bloc impérialiste. Cette loi n’est pas qu’un simple alignement diplomatique, c’est le moteur d’une fascisation rampante qui utilise les institutions pour museler la dissidence intérieure, en créant des lois pour empêcher le désalignement avec le bloc impérialiste.
Nouvel antisémitisme et vieille propagande
Dans ses justifications pour sa proposition de loi, Caroline Yadan avance : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. » Cette tentative d’assimiler toute expression antisioniste à de l’antisémitisme est une stratégie bien connue de l’État israélien [1], une technique de propagande bien rôdée [2,3] qui trouve sa culmination dans la notion de « nouvel antisémitisme » à laquelle fait référence Caroline Yadan. Cette théorie du « nouvel antisémitisme » postule qu’aurait émergé dans le monde arabo-musulman et la sphère soviétique après les évènements de la guerre de 1967 une nouvelle forme d’antisémitisme qui se travestirait en antisionisme [4]. Cette théorie est alors immédiatement reprise en 1974 par Arnold Forster et Benjamin Epstein, leaders de l’Anti-Defamation League (ADL), organisation non gouvernementale dont le but premier est de « soutenir les Juifs contre toute forme d’antisémitisme », qui publient « The New Antisemitism », une œuvre qualifiant l’antisionisme d’antisémitisme, une idée que l’ADL n’aura de cesse de tenter de populariser depuis les années 70 jusqu’à maintenant pour censurer toute critique d’Israël [5,6,7], avec plus ou moins de succès, puisque par exemple à l’instar du projet de loi Yadan, Tabata Amaral propose d’adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), largement critiquée pour assimiler les critiques envers Israël à de l’antisémitisme [8].
L’un des arguments avancés pour défendre cette confusion entre antisémitisme et antisionisme, comme le fait Caroline Yadan dans ses justifications de proposition de loi, est que « L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. » Or, l’État israélien n’est pas attaqué car « juif », mais bien car il commet un génocide envers les Palestiniens en plus de leur faire vivre un apartheid dont l’exemple le plus frappant ne date pas de plus d’un mois, avec le vote de la peine de mort par pendaison uniquement pour les prisonniers (dans ces camps) palestiniens, une mesure qui n’existait nulle part depuis l’Allemagne nazie. Et pourtant, énoncer un tel fait pourrait devenir passible d’emprisonnement sous la loi Yadan.
La proposition de loi Yadan n’est autre qu’une énième tentative des sionistes d’échapper à toutes conséquences en invoquant ce nouvel antisémitisme, notion qui, on a pu le voir, est née en réaction à la menace soviétique et à la compassion grandissante pour la Palestine et les tentatives d’union du monde arabo-musulman. Cette instrumentalisation de l’antisémitisme reprendra du souffle tant qu’augmentera le volume des voix dissidentes contre l’impérialisme et plus précisément le sionisme. Plus les agissements d’Israël seront abominables, plus il deviendra tabou d’émettre une quelconque critique à son encontre puisque celle-ci risquerait d’être trop bien accueillie par la population.
Cette loi n’a rien d’original et n’est pas une réaction à l’augmentation des actes antisémites comme le prétend Caroline Yadan et tous ceux qui la soutiennent. La loi Yadan est en fait une réaction à la popularité grandissante du mouvement antisioniste en France face aux agissements barbares d’Israël filmés, documentés et vus par tous.
La loi Yadan
Provocation au et apologie du terrorisme
L’article 421‑2‑5 du code pénal français prévoit un délit de provocation ou d’apologie publique à des actes de terrorisme, puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Le 1ᵉʳ article de la loi Yadan se propose de « préciser, renforcer et étendre le champ du délit de provocation à des actes de terrorisme ou d’apologie publique de tels actes ». Ces modifications présentent un grave danger pour la liberté d’expression et pour la lutte contre l’impérialisme, puisqu’une des tactiques permettant de délégitimer la lutte des peuples est de classer les organisations à l’avant-garde de cette lutte comme des organisations terroristes. Ce fut le cas notamment pour le Front de Libération Algérien durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. C’est aussi actuellement le cas pour les Partis Communistes Marxistes-Leninistes et Maoistes d’Inde, qui sont classés comme terroristes par le gouvernement indien [9], qui ne se prive donc pas de les réprimer de la manière la plus violente. Plus particulièrement, L’Union européenne dispose de deux listes d’organisations terroristes désignées, qui prévoient des sanctions différentes pour les deux groupes [10]. La première liste est copiée de celle des Nations unies, et la seconde est une liste autonome [11]. Le Conseil européen a notamment décidé le 29 janvier dernier de désigner le corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en Iran comme organisation terroriste [12], coïncidant étrangement avec le bombardement américain de l’Iran. Cette qualification de « terroriste » peut donc être apposée au gré des intérêts immédiats du gouvernement français, mais peut aussi dépendre du bon vouloir de l’Union européenne Chaque changement proposé par la loi Yadan doit donc être analysé dans le contexte de tout ce que la France mais aussi l’Union européenne pourraient considérer comme terroristes.
La loi Yadan commence par proposer de punir, en plus des provocations directes, les provocations « indirectes » à des actes terroristes. Que veut-on dire par provocations indirectes ? Aucune mention de ce qui serait considéré comme une provocation indirecte, un flou délibérément introduit dans le texte de loi pour donner encore plus de liberté à la justice bourgeoise de décider de ce qui constituerait une provocation au terrorisme de ce qui ne le serait pas. Les jugements pourraient donc être émis totalement arbitrairement contre toute voix dissidente, donnant libre cours au harcèlement juridique et médiatique, comme Rima Hassan, de tous ceux qui soutiendraient l’émancipation des peuples par les armes. Le simple rappel du contexte historique d’une lutte de libération ou la dénonciation de l’oppression pourront être travestis en délits par l’interprétation malveillante d’un système judiciaire aux ordres de la bourgeoisie, une mesure qui vise à terroriser intellectuellement pour que chacun s’auto-censure de peur d’émettre une opinion passible d’emprisonnement.
Ensuite, la loi propose de sanctionner « des propos publics présentant des actes de terrorisme comme une légitime résistance » et « le fait d’inciter publiquement à porter sur des actes de terrorisme ou sur leurs auteurs un jugement favorable ». Cette proposition est clairement motivée par l’élan de soutien populaire en faveur de la résistance palestinienne grandissant à mesure que la barbarie d’Israël est exposée. Le but est ainsi de regagner le contrôle du narratif que les sionistes ont totalement perdu sur les réseaux sociaux, malgré une censure déjà sévère des riches propriétaires, tels qu’Elon Musk qui promeut du contenu d’extrême droite et n’hésite pas à « shadow-ban » les voix de gauche depuis son acquisition du réseau Twitter (renommé « X »). Depuis les vidéos atroces émanant de la bande de Gaza où l’on peut clairement observer en temps réel les crimes contre l’humanité commis par l’armée israélienne, il devient impossible pour les sionistes de combattre le soutien populaire pour les combattants palestiniens par la simple propagande du « nouvel antisémitisme ». Il est alors indispensable pour eux de criminaliser jusqu’au « jugement favorable » d’une lutte plus que légitime qu’ils qualifient de « terroriste ». Et pour en plus se munir des outils concrets de domination totale sur les voix des travailleurs, l’article 1er prévoit un nouveau délit visant à réprimer tous les « actes et tous les propos qui ont pour objet ou pour effet de banaliser, de minorer ou de relativiser les actes de terrorisme ou le danger représenté par les auteurs de ces actes ». Ce délit serait sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Délit de négation d’un État
Non contents d’interdire toute discussion sur la légitimité de la résistance palestinienne, la loi Yadan prévoit un nouveau délit « réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d’un État ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation. » Il serait donc puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende de dire qu’une solution à deux États n’est pas envisageable, ou de remettre en question l’existence d’Israël. Encore une autre couche de censure inadmissible, qui vise à faire disparaître par la force brute de l’appareil d’État toute discussion sur l’existence d’Israël et la colonisation du territoire palestinien du débat public L’objectif est clairement d’opérer une translation brutale de la fenêtre d’Overton, où il deviendrait alors uniquement possible de critiquer le « Gouvernement Netenyahu » au lieu de l’État d’Israël, comme s’amusent déjà à le faire certains pans de la gauche lâche, libérale et sans principes.
Harcèlement juridique par les organisations et lobbys sionistes
La loi Yadan n’oublie pas non plus d’armer chaque tentacule du kraken israélien en prévoyant d’ « élargir les conditions de recevabilité des associations antiracistes qui souhaitent se porter partie civile ou engager des poursuites » en leur permettant de se constituer partie civile en cas de délit d’antisémitisme ou de « négation d’un État », comme prévu par l’article précédent. Cette loi permet donc à Israël de mobiliser tous ses lobbies et ses finances en France pour harceler juridiquement quiconque se rendrait coupable de se dresser face aux intérêts sionistes. Une bien ironique parodie de David et Goliath, qui, on l’espère, finira de la même manière que l’histoire originale.
Cette loi instaure un véritable combat juridique en facilitant l’intervention d’organisations sionistes dans les procès, avec un objectif limpide d’épuiser moralement et ruiner financièrement tout militant, syndicaliste ou citoyen qui osera dénoncer le nettoyage ethnique, l’apartheid ou tout autre crime contre l’humanité commis par Israël.
Contestation de la Shoah
Enfin, le dernier article de la loi Yadan « vise à préciser et étendre le délit de contestation de la Shoah ».
Actuellement, l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse prévoit de punir d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende ceux qui auront contesté l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. La loi Yadan souhaite ajouter à cela « soit par des personnes qui ont décidé ou organisé ces crimes, peu importe que leur exécution matérielle ait été, partiellement ou complètement, le fait de tiers. » Cette modification permettrait donc de s’affranchir des jugements de la juridiction française et internationale sur la responsabilité de tel ou tel dans un crime contre l’humanité. Selon Caroline Yadan, ce délit deviendrait alors celui de « la contestation du rôle de Vichy dans l’arrestation et la déportation des Juifs pendant la seconde guerre mondiale ».
Mais c’est la seconde modification introduite par cette loi qui pose problème. Le texte proposé par Caroline Yadan « précise que cette contestation peut consister en une négation, minoration, relativisation ou banalisation outrancière et qu’elle est punissable même si elle est présentée sous forme déguisée, dubitative, par voie d’insinuation ou de comparaison, d’analogie ou de rapprochement. » Concrètement, cette loi pose une cible sur tout le monde sans exception puisqu’il est pratiquement impossible de définir ce que serait une contestation « déguisée ». Quelle est la différence formelle entre un questionnement scientifique et une contestation « dubitative » ? Comment identifier une contestation « par voie d’insinuation » si ce n’est par un procès d’intention ? Les implications pratiques de cette loi sont expliquées sans honte par Caroline Yadan, qui s’enorgueillit que « la comparaison de l’État d’Israël au régime nazi serait de ce fait sanctionnée comme une banalisation outrancière de la Shoah. » Cette comparaison, véridique et factuelle, puisque Israël vient d’adopter une loi qui rend la peine de mort effectivement obligatoire en Cisjordanie et qui s’appliquera de facto exclusivement aux Palestiniens, une mesure n’ayant existé nulle part depuis…l’Allemagne nazie. Par cette proposition de loi, les sionistes cherchent à instrumentaliser, de toutes les manières que leur imagination peut trouver, les victimes juives de la Seconde Guerre mondiale pour étouffer toute critique du gouvernement israélien. Quelle belle illustration de la perversité sioniste que de durcir les lois de contestation de crimes contre l’humanité pour protéger un gouvernement coupable de crime contre l’humanité.

En pratique
En pratique, voici quelques exemples de phrases pouvant constituer des délits et les peines correspondantes prévues par la loi Yadan :
– « Vu les bombardements d’Israël, je peux comprendre pourquoi les Palestiniens prennent les armes » : interdit par le 1ᵉʳ article, pourrait être puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, ou de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne.
– « L’État d’Israël ne devrait pas exister/n’est pas légitime/devrait disparaitre/de la mer au Jourdain » : ces phrases constitueraient un « délit de négation d’État » pour lequel le 2ᵉ article de la loi Yadan prévoit cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
– « Les prisons israéliennes où les Palestiniens (exclusivement) sont pendus ressemblent aux camps de concentration de la Deuxième Guerre mondiale » : cette phrase constituerait un délit de « contestation de crime contre l’humanité » selon le 4ᵉ article de la loi Yadan, passible d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.
Beaucoup d’autres formes d’expression peuvent aussi être punies : le fait de repartager du contenu en ligne d’une autre personne, le fait de liker des publications qui iraient dans le sens des phrases susmentionnées, le fait de militer dans une organisation qui ne condamne pas la résistance du peuple palestinien, etc. Le tout couronné par l’article 3 qui permet aux lobbies sionistes de veiller au bon respect de ces lois liberticides, alors même que les médias traditionnels sont totalement sous leur contrôle, sont presque totalement alignés sur eux et que les plateformes en ligne sont soumises à une censure de plus en plus extrême.
Mouna – JDM
[1] Pappé, Ilan (2024). Lobbying for Zionism on Both Sides of the Atlantic. A Oneworld book. London: Oneworld. ISBN 978-0-86154-403-5. After 1967, combating anti-Semitism against American Jews ceased to be its main task – now, cheered on by AIPAC, it sought to portray certain ‘anti-Israel’ actions as anti-Semitic. It propagandised against any attempt to pressure Israel into withdrawing from the occupied territories.
[2] Sykes, Christopher(1965). Cross Roads to Israel. Mentor books. Collins. p. 247. This provoked Ben-Gurion, understandably exasperated by the publicity organized by British information services, to a violent counterattack in which he asserted that the court had acted under anti-Semitic influence. In keeping with the new spirit of absolute uncompromise, he opened a new phase in Zionist propaganda which lasted to the end of the mandate: henceforth to be anti-Zionist was to be anti-Semitic; to disapprove of Jewish territorial nationalism was to be a Nazi.
[3] Chomsky 1983, p. 18: « The Perlmutters deride those who voice ‘criticism of Israel while fantasizing countercharges of anti-Semitism,’ but their comment is surely disingenuous. The tactic is standard. Christopher Sykes, in his excellent study of the pre-state period, traces the origins of this device (‘a new phase in Zionist propaganda’) to a ‘violent counterattack’ by David Ben-Gurion against a British court that had implicated Zionist leaders in arms-trafficking in 1943: ‘henceforth to be anti-Zionist was to be anti-Semitic’. It is, however, primarily in the post-1967 period that the tactic has been honed to a high art, increasingly so, as the policies defended became less and less defensible. »
[4] Taguieff, Pierre-André(2004). Rising From the Muck: The New Anti-Semitism in Europe. Ivan R. Dee.
[5] Berkman, Matthew (2022). « The Conflict on Campus ». In A. Siniver (ed.). Routledge Companion to the Israeli-Palestinian Conflict. Taylor & Francis. p. 522. ISBN 978-0-429-64861-8. Retrieved May 21, 2023. Attempts to rearticulate antisemitism to encompass opposition to Israel’s « right to exist » or its character as a Jewish state date back to the 1970s, when the Anti-Defamation League first popularized a discourse on « the new antisemitism » (see Forster and Epstein 1974; on the subsequent development of that discourse see Judaken 2008). The identification of anti-Zionism with antisemitism has long been de rigueur in Jewish communal and broader pro-Israel circles, but only in the last two decades have Israel advocacy groups endeavoured to establish it as a principle of United States anti-discrimination law. The earliest step in this direction was taken in 2004, when Kenneth L. Marcus, the Assistant Secretary of Education for the Office for Civil Rights (OCR) under President George W. Bush, issued a game-changing policy guidance letter empowering OCR staff, for the first time, to investigate complaints under Title VI of the Civil Rights Act alleging pervasive antisemitism on college campuses.
[6] Levin, Geoffery P. (2021). « Before the New Antisemitism: Arab Critics of Zionism and American Jewish Politics, 1917-1974 ». American Jewish History. 105 (1–2): 103–126. doi:10.1353/ajh.2021.0005. ISSN 1086-3141. Daniel Schroeter writes that in the aftermath of the 1967 war, advocates for Israel ‘alarmed at what they saw as growing sympathy for the Arabs and Palestinians began to use the term « new anti-Semitism, » which they understood as antisemitism either expressed or disguised as anti-Zionism.’ … The 1974 book The New Anti-Semitism by Anti-Defamation League (ADL) leaders Arnold Forster and Benjamin Epstein gave a name to the concept.
[7] Zimmerman, Simone (August 2025). « Nakba denial and the future of American Judaism ». Critical Research on Religion. 13 (2): 247–253. doi:10.1177/20503032251344335. ISSN 2050-3032. The ADL says they’re a neutral arbiter of antisemitism, no matter where it shows up, but that’s not true. They have conflated the safety of Jews with support for the state of Israel. In so doing, they undermine their own stated mission of fighting antisemitism. How did this happen? Since the 1970s, the ADL has sought to popularize the concept of the ‘new antisemitism,’ the idea that Israel as ‘the Jew on the world stage,’ was being unfairly singled out for criticism in ways that echoed old school antisemitism (see Forster and Benjamin 1974).
[8] Sayid Marcos Tenorio (2026). Antisemitism as a weapon to silence critics of Israel. Middle East Monitor. https://www.middleeastmonitor.com/20260408-antisemitism-as-a-weapon-to-silence-critics-of-israel/?amp
[9] « Banned Organizations [archive] », sur Ministry of Home Affairs (India) (consulté le 1er mars 2020).
[10] Thorne, « Terrorist designation in the European Union (Background paper) » [archive du 2 décembre 2016], Centre for Humanitarian Dialogue, juin 2006 (consulté le 1er décembre 2016)
[11] Council of the European Union, « Council Decision (CFSP) 2020/20 of 13 janvier 2020 updating the list of persons, groups and entities subject to Articles 2, 3 and 4 of Common Position 2001/931/CFSP on the application of specific measures to combat terrorism, and repealing Decision (CFSP) 2019/1341 [archive] », Official Journal of the European Union, 13 janvier 2020 (consulté le 1er mars 2020)
[12] Council of the European Union. (2026, February 19). EU terrorist list: Council designates the Islamic Revolutionary Guard Corps as a terrorist organisation [Press release]. https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/02/19/eu-terrorist-list-council-designates-the-islamic-revolutionary-guard-corps-as-a-terrorist-organisation/












La conscience est une voie d’accès privilégiée à la connaissance des significations profondes.
La France sort du domaine laïc, il serait peut-être judicieux de consulter le Pape, qui à première vue a des démêlés avec le grand dragon.
Nous ne jugeons pas , nous n’avons ni la sagesse de Saladin ni de Salomon.
Toutefois il faut se poser une question: qui sont les héritiers de la philosophie de la race supérieure pour donner des leçons? Qui a participé passivement ou activement au génocide de la dernière guerre mondiale et aux guerres successives jusqu’à ce jour que pour en tirer profit !
Luttons contre l’acédie, pour trouver un juste équilibre dans notre manière de vivre….
Marin le 20 avril 2026.
GHERARDI épouse LEONARD.