Dans la période actuelle d’accélération de la crise capitaliste, le quotidien paraît pourtant bien monotone pour une partie de la jeunesse de France qui a pour cadre de vie le chômage et la précarité.
Une nouvelle étude du Haut-commissariat à la stratégie et au plan, relayée par la presse dominante, fait ce constat prévisible : « parmi les jeunes ayant connu la pauvreté pendant leur adolescence, 28% ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation à l’âge de 26-27 ans, contre 10% chez les non pauvres. »[1] Être élevé par une mère seule, dans un milieu peu diplômé, ne permet pas l’ascension sociale. C’est assez évident pour le premier marxiste venu, il est toujours bon de se voir confirmer dans nos analyses par l’État lui-même.
L’arrêt précoce des études vous fait aussi risquer l’inactivité. « 23 % des jeunes ayant abandonné leurs études définitivement sont au chômage […] contre 15 % de ceux qui n’ont pas abandonné de formation »[2]. Et quand on tient enfin un travail, après avoir navigué la « bureaucratie » des agences privées et du business de la recherche d’emploi (pullulant sur la charogne sous-financée de France Travail), nous sommes récompensés par une mission d’intérim, un CDD, un contrat précaire.
Ceux qui, tant bien que mal, s’accrochent à leurs études le font sur le fil tendu d’une précarité qui leur est propre. « Selon une enquête de la Fage, un étudiant sur trois est en situation de mal-logement »[3] Le milieu étudiant a en commun avec celui des travailleurs, la part immense que prend le loyer : « Une fois cette dépense acquittée […]: 22,3 % des étudiants déclarent vivre avec moins de 100 euros par mois et 52,2 % avec moins de 200 euros. Parmi les boursiers, 61 % se trouvent dans cette situation et 5 % démarrent le mois à zéro ou à découvert. »

Voilà une partie du tableau en ce début d’année 2026.
Maintenant, nous pouvons bien discuter les solutions à la misère de la jeunesse du pays. On peut proposer un salaire à vie, proposer une nouvelle réforme sur l’héritage, de nouvelles taxes pour refinancer nos services publics… Ces grandes propositions du débat démocratique ne sont que des slogans sans une force matérielle capable de les imposer à la bourgeoisie et à son État. Le « mouvement social » a besoin d’un parti communiste de classe. Les chômeurs et les précaires en ont besoin plus encore.
À mesure que la crise s’approfondie, que le capitalisme en France se reproduit en étant toujours un peu plus austère, toujours un peu plus exploiteur, et les travailleurs précaires, chômeurs, isolés dans les collectifs de travail ou hors de ces derniers, ou encore les étudiants, sentent leurs perspectives de vie se borner à la fin du mois. Cette situation est source de conscientisation politique, mais comment la structurer ? Seul, il est facile de se perdre dans des dérives gauchistes ou anarchisantes, de se forger des idiosyncrasies politiques sans prise avec le rapport de production, inutiles sinon à se donner bonne conscience, à servir « d’opium du peuple ».
Organiser politiquement le prolétariat actif est un début de réponse. Le faire en gardant à l’esprit l’intégralité de la classe permettrait de ne pas reléguer au second plan la question des travailleurs chômeurs ou des étudiants précaires, mais leur donnerait à terme l’ancrage politique et idéologique nécessaire à la bonne conduite de leurs luttes respectives, donc de la lutte pour l’émancipation de tous.
Jean
[1] https://www.bfmtv.com/economie/emploi/on-nait-pauvre-et-on-le-reste-la-pauvrete-a-l-adolescence-augmente-le-risque-de-decrochage-scolaire-de-ne-pas-trouver-d-emploi-ou-d-etre-tres-mal-paye_AD-202602120567.html
[2] https://www.lavoixdunord.fr/1675926/article/2026-02-18/les-jeunes-qui-abandonnent-leurs-etudes-sont-beaucoup-plus-exposes-au-chomage
[3] https://www.huffingtonpost.fr/life/article/plus-d-un-etudiant-sur-deux-doit-vivre-avec-moins-de-200-euros-une-fois-son-loyer-paye_260772.html












RAMSÈS II était hautain, divisant les hommes en clans pour abuser de leurs faiblesses, Il était un faiseur de désordre à son profit en dominant les autres par la peur et l’injustice.
Les religions monothéistes, nous mettent en garde contre de tels hommes.
La fin des tyrans est toujours pathétique, nous la retrouvons dans les 3 religions monothéistes.
En réfléchissant à l’héritage de Confucius, Lao Tseu, Sun Tzu, Mencius, Zhuangzi et Shang Yang, nous nous rappelons le pouvoir durable des idées et l’impact profond de la philosophie sur le cours de l’histoire de l’humanité. Leurs vies et leurs enseignements témoignent du riche héritage intellectuel de la Chine ancienne et de sa contribution permanente à la pensée et à la culture mondiales.
Lorsque personne dans le monde n’aime son prochain, il est naturel que le fort domine le faible, que la multitude opprime le petit nombre, que le riche se moque du pauvre, que l’honoré dédaigne l’humble, que le rusé trompe le simple. « MOZI »