Introduction- les faits
Le gouvernement a validé la vente de Biogaran, leader français des médicaments génériques, à un fonds d’investissement étranger. L’entreprise, détenue jusqu’ici par Servier, contrôle près de 30 % du marché national et assure la disponibilité de traitements essentiels pour des millions de Français.
Pourtant, Bercy se contente de garanties temporaires sur l’emploi et le maintien des activités. Ce feu vert n’est pas anodin : il scelle la perte de contrôle sur un secteur vital. La santé publique dépend désormais de la finance.
Capitulation politique et européenne
Ce n’est pas une contrainte économique. C’est un choix politique. La France livre ses industries stratégiques aux fonds d’investissement. Et Bruxelles valide. Depuis des décennies, l’Union européenne impose des règles qui favorisent privatisations, délocalisations et dérégulation. Le résultat ? Un tissu industriel fragile, fragmenté et dépendant des chaînes internationales.
Pendant la crise du Covid-19, les pénuries de masques et de médicaments avaient montré l’urgence de relocaliser la production stratégique. Le gouvernement avait promis protection des filières et souveraineté sanitaire. Aujourd’hui, ces promesses sont mortes. La vente de Biogaran montre que Bercy et Bruxelles ont choisi le marché plutôt que la population.

Le médicament livré aux marchés financiers
Les génériques ne sont pas secondaires. Ils assurent l’accès aux soins et limitent les dépenses publiques. Les confier à un fonds d’investissement, c’est transformer un outil public en actif financier, soumis aux décisions d’actionnaires.
Les protections imposées par l’État sont temporaires et fragiles. Compression des coûts, délocalisations, arbitrages dictés par la rentabilité : tout reste possible. Et ce scénario n’est pas théorique. Il a déjà touché l’énergie, l’armement et l’industrie lourde, tous soumis aux règles européennes.
La dépendance aux chaînes internationales rend la France vulnérable. Un incident sanitaire ou géopolitique et les stocks essentiels pourraient disparaître. La vente de Biogaran confirme que les intérêts financiers et européens passent avant la santé des citoyens.
Conséquences sociales et stratégiques
Les conséquences sont concrètes : prix instables, approvisionnement incertain, incapacité à réagir en situation de crise. Confier la production à des fonds étrangers et aux règles européennes est une mise en danger volontaire.
La souveraineté économique et sanitaire n’existe plus. Les promesses de relocalisation sont mortes. Bruxelles et Bercy ont préféré le profit à la sécurité des populations.
Un modèle à bout de souffle.
La vente de Biogaran n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un modèle plus large : un État incapable de défendre ses intérêts vitaux, soumis aux règles de l’Europe et aux marchés financiers. Après l’énergie, l’industrie lourde, l’armement, c’est maintenant le médicament qui tombe. Le prétexte reste le même : compétitivité et attractivité financière.
Derrière les discours rassurants et les garanties temporaires se cache une réalité brutale : l’intérêt général est sacrifié sur l’autel du marché et de l’Europe. Et personne ne semble prêt à le contester.
Conclusion- un renoncement total
La cession de Biogaran n’est pas une erreur. C’est un renoncement politique et stratégique. L’État et l’Union européenne livrent la santé des Français aux marchés financiers et aux fonds étrangers.
À force de sacrifier les outils essentiels, la France prépare les pénuries de demain. Les promesses de souveraineté sanitaire après le Covid n’étaient que du vent. Et lorsque la prochaine crise frappera, il ne faudra pas s’étonner si le pays se retrouve dépendant, impuissant et livré à lui-même.
Thomas












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