
Le Parlement a adopté ce 21 juillet la loi d’urgence agricole, qui comporte un volet sensible sur l’usage des pesticides. Le texte assouplit les règles d’épandage et autorise la reconduction automatique de certaines autorisations de mise sur le marché, suscitant une vive opposition des associations environnementales et de la Confédération paysanne.
Le ministre de l’Agriculture, Sébastien Lecornu, a dénoncé une “instrumentalisation à des fins politiciennes” des protestations. Des rassemblements d’agriculteurs et d’écologistes se sont tenus devant l’Assemblée nationale, dénonçant un recul environnemental et des aides jugées insuffisantes pour les petits exploitants. La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ont en revanche salué les mesures de simplification administrative et les aides d’urgence pour les filières en difficulté (élevage, viticulture).
Ce vote intervient après plusieurs semaines de mobilisation agricole, qui avait mis le gouvernement sous pression. Le texte est présenté par l’exécutif comme une réponse immédiate à la crise, mais les syndicats minoritaires dénoncent une “loi de la FNSEA” qui favorise l’agro-industrie au détriment des pratiques durables et de la souveraineté alimentaire.
Sur le fond, cette adoption illustre les contradictions de l’exécutif : afficher des objectifs de transition écologique tout en cédant aux lobbies agricoles et chimiques. Cette loi est un exemple supplémentaire du soutien de l’État au capitalisme agraire, qui sacrifie la santé des populations et l’environnement sur l’autel de la compétitivité des grands groupes.
sources :
Le Parlement adopte définitivement la loi d’urgence agricole, avec son volet sur les pesticides












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