
La coprésidente de la République du Nicaragua, Rosario Murillo, a annoncé le 21 juillet que l’Assemblée nationale avait engagé un plan de travail pour développer des orientations présidentielles renforçant le cadre constitutionnel et institutionnel du pays. Selon elle, ce travail doit garantir la paix, la stabilité et la continuité des politiques de lutte contre la pauvreté, dans la perspective des prochains scrutins nationaux et locaux.
Rosario Murillo a présenté ce chantier institutionnel comme l’expression d’un système de gouvernement qu’elle nomme le « Pueblo Presidente », où l’organisation de l’État se structure autour d’un Plan national de développement humain et de lutte contre la pauvreté. Elle a insisté sur le caractère souverain et populaire des processus électoraux à venir, « décidés par les Nicaraguayennes et les Nicaraguayens » selon ses propres termes.
Cette déclaration intervient alors que le Nicaragua reste sous sanctions occidentales. Les États-Unis appliquent depuis 2018 un régime de sanctions contre des responsables du gouvernement nicaraguayen, au nom d’accusations de violations des droits humains et d’atteintes aux processus démocratiques. En avril 2026, le Trésor américain a visé deux fils de Daniel Ortega et Rosario Murillo ainsi que plusieurs entreprises du secteur aurifère, accusées de financer le pouvoir en place. L’Union européenne applique de son côté ses propres mesures restrictives depuis 2019.
Le gouvernement sandiniste, au pouvoir depuis 2007, présente régulièrement ces sanctions comme une ingérence extérieure visant à déstabiliser la souveraineté du pays, tandis que Washington et Bruxelles les justifient par des accusations de « dérive autoritaire » et de « fraude électorale » que Managua conteste.












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