Par Gilliatt De Staerck, secrétaire général de l’OCF
Le prix à la pompe s’envole désormais depuis plusieurs jours, atteignant des sommets insupportables pour ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler ou tout simplement pour vivre. Alors que le gasoil, toujours largement importé par la France, devient un produit de luxe, il est impératif de pointer les véritables responsables de ce racket organisé.

Le Détroit d’Ormuz sous le feu de l’agression atlantiste
L’explosion des prix n’est pas une fatalité climatique ou technique. C’est le résultat direct de la stratégie d’agression et de tension imposée par l’axe Washington-Tel Aviv sur l’Iran et dans le détroit d’Ormuz. En agissant ainsi, Israël cherche par tous les moyens à briser l’influence régionale de Téhéran. Dans le même temps, les États-Unis veulent isoler la Chine, en tentant de couper ses routes d’approvisionnement pétrolier. La France, alignée par Macron sur cette politique impérialiste atlantiste, subit de plein fouet les conséquences de ce conflit qui ne servent que les intérêts de l’hégémonie nord-américaine.
Le racket des monopoles de l’or noir
Pendant que les tensions montent, les monopoles pétroliers se frottent les mains. Il faut dénoncer l’indécence de la spéculation : le carburant que nous payons aujourd’hui au prix fort a été acheté par les distributeurs bien avant le début de la crise actuelle, à des tarifs bien moindres. Ce régime capitaliste des monopoles utilise la moindre étincelle géopolitique comme prétexte pour gonfler ses marges. C’est un vol manifeste à la pompe, opéré sur le dos des classes populaires qui voient leur pouvoir d’achat s’effondrer au profit des dividendes des géants de l’énergie qui spéculent sur la durée du conflit.
Macronie, PS, RN : L’union sacrée contre les salaires et le pouvoir d’achat
Face à ce désastre social, le silence de la classe politique française est assourdissant. De la Macronie au Rassemblement National, en passant par les restes du PS, tous refusent d’imposer un blocage réel des prix du carburant. Pire encore, ils s’opposent d’une seule voix à l’augmentation générale des salaires qui permettrait pourtant d’absorber enfin l’inflation.
Tous n’ont qu’une seule solution à la crise des prix des carburants : déverser les stocks stratégiques sur le marché pour tenter de faire baisser les prix en augmentant l’offre… Mais on se demande bien ce qui empêchera les monopoles capitalistes du pétrole et du gaz de continuer de spéculer et de se gaver sur ces stocks une fois entre leurs mains.
Pour ces serviteurs du capital, la priorité n’est pas le frigo ou le réservoir des Français, mais le respect des critères budgétaires de Bruxelles. Car pendant qu’on demande aux travailleurs de se serrer la ceinture, toute cette clique s’accorde sur un point : il faut financer l’UE et son futur projet d’armée européenne tournée contre la Fédération de Russie. L’argent existe, mais il est détourné vers l’armement au service de l’OTAN et l’intégration supranationale européenne plutôt que vers les services publics et le niveau de vie des citoyens.
La sortie du tunnel est politique
L’inflation n’est pas un phénomène météo, c’est un choix politique. La solution est pourtant limpide : il faut imposer le blocage des prix des produits de première nécessité, dont le carburant, augmenter massivement les salaires, et sortir de l’UE, de l’OTAN et de leurs logiques capitalistes et belliqueuses qui nous entraînent vers la ruine. Alors que les élections présidentielles approchent à grand pas désormais, qui osera porter jusqu’au bout la contradiction qui s’impose à notre pays : La misère, la guerre, l’Union européenne et l’OTAN ? Ou l’augmentation des salaires, la défense des emplois, la paix et l’indépendance nationale par la sortie de l’UE et de l’OTAN ?












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