
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a officiellement été investi candidat à l’élection présidentielle du 4 octobre par le Parti des travailleurs (PT), lors de sa convention nationale réunie à São Paulo. Âgé de 80 ans, l’ancien ouvrier métallurgiste brigue un quatrième mandat et a affirmé être « en pleine forme » pour mener campagne.
Faute de successeur disposant d’une audience comparable au sein du camp progressiste, Lula demeure la principale figure de la gauche brésilienne. Les enquêtes d’opinion publiées ces dernières semaines le placent en position favorable face à l’extrême droite, représentée notamment par Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, condamné pour sa tentative de coup d’État après l’élection de 2022.
Dans son discours d’investiture, Lula a placé la défense de la souveraineté nationale, de l’industrie brésilienne et des ressources stratégiques au cœur de sa campagne. L’élection se déroulera dans un contexte de forte polarisation politique, où s’opposent des projets de développement économique et de politique internationale profondément divergents.
Pour le mouvement populaire brésilien, ce scrutin revêt une importance qui dépasse la seule question de la reconduction du président sortant. Il s’inscrit dans un rapport de forces marqué par la confrontation entre les forces progressistes et une extrême droite qui conserve une implantation importante malgré les revers judiciaires subis par son principal dirigeant.












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