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Tactique défensive : lorsque les remontées locales prennent le pas et influent dans le bon sens.

par | Mai 11, 2026 | Actualités nationales | 0 commentaires

La France insoumise a publié une feuille de route construite sur un constat remonté durant la dernière campagne électorale. Les remontées locales, fruit rouge de cette feuille de route, constatent ce que nous constatons également : une défiance généralisée de l’ensemble des Français(e)s, des travailleur(se)s et particulièrement des ouvrier(ère)s envers ceux qu’on nomme les « politiques ». Par contre, cette feuille reste encore happée par l’institutionnalisation du système politique français actuel, c’est-à-dire par l’attente des échéances électorales pour répondre aux besoins sociaux. En résumé, on fait miroiter aux plus exploités sans leur donner les outils et les moyens d’une véritable prise de conscience face à l’instabilité, instabilité provoquée toujours par les mêmes représentants officiels du système supranational institutionnel qu’est l’UE, elle-même remorquée derrière l’impérialisme américain avec le traité nord-Atlantique.

Bien que les constats et les résolutions de la feuille de route de la France insoumise soient véritables et porteurs, dans le bon sens, du changement politique que souhaite la majeure partie des classes exploitées, ces résolutions restent tout de même éclipsées par ce que représente la misère politique à l’égard de tout le peuple de France vivant de ses propres moyens : le vote. Il est vrai que ces échéances sont importantes car elles permettent un regain de conscience, principalement au sein de la classe ouvrière qui reste la plus exploitée, encore à l’heure actuelle, face aux dangers de la fascisation et de l’arrivée au pouvoir politique des exploiteurs aux mains libres, déshumanisés, que représentent actuellement les Bardella et consorts. La frustration arrive lorsque l’on fait le compte du plafond de verre posé sur les niveaux inférieurs de cette démocratie moins majoritaire et plus individuelle. La lassitude et le délaissement de la politique suivront alors les sondages prévisionnels et les conseils qui arriveront selon le modèle imposé par les détenteurs de moyens dans le rapport social du mode de production.

Nous trouvons dommageable que le principal « enjeu » soit toujours vidé de son véritable sens à la longue par les partis connus et reconnus, même de gauche — FI, PCF, et loin derrière les Verts et les socialistes principalement — : cet enjeu, c’est la lutte des CLASSES, qui amène à l’antagonisme entre les classes et d’où découlent les antagonismes plus grands et plus visibles — l’hégémonisme, l’impérialisme, le colonialisme, entre nations, entre États, États contre mouvement de libération — et, dans une mesure secondaire, les antagonismes sociétaux (le racisme, le féminisme, le narco-trafic, la prostitution, etc.). Il est évident que tant que la classe la plus exploitée et la plus révolutionnaire, c’est-à-dire la classe ouvrière, n’a pas conquis par elle-même cette conscience si importante dans la voie évolutive vers la Révolution, elle restera le principal fait que l’histoire bégaiera encore et encore. Ces deux partis que sont le PCF et la FI restent conditionnés par des facteurs contraignants dans l’issue réelle et tangible qu’apporterait un socialisme basé, par exemple, sur le plein développement des forces productives, un socialisme qui prendrait le pouvoir par la voie de la Révolution.

Par contre, si l’une ou l’autre décide de se recentrer sur les réelles problématiques — c’est-à-dire la défense des intérêts des plus exploités et la prise de pouvoir étatique par la classe ouvrière alliée aux autres classes populaires prolétariennes et non prolétariennes —, alors ce recentrage aboutira, après une période longue mais analysée et planifiée, à un État dirigé par un Parti d’avant-garde. Cet État aura pour ligne constante son propre dépérissement, en vue de l’abolition des classes et, par conséquent, de la fin de la lutte des classes.

La portée — bonne mais faible — des résolutions de la FI et aussi du PCF ne remet pas en cause les réelles emprises sur les forces productives que représentent les multinationales, le système bancaire et financier qui contrôlent et ont pour moyens d’action les gouvernements régis par des lois supranationales, inféodés aux décisionnaires donnant les directives pour l’UE et l’OTAN, véritables symboles de l’oppression de l’hégémonisme américain. Une analyse matérielle et historique renvoie à l’hégémonisme de l’empire romain avant sa chute finale. Cet hégémonisme actuel que représentent les États-Unis devra s’écrouler, mais cette fois-ci dans un but de construction socialiste basée sur des idéaux communistes et planifiée pour les intérêts des plus exploités des modes de production sur le moment, et non pas dans un contre-reflux réactionnaire qui validerait l’idéal de conquête et de reformation d’un empire qui en remplace un autre…

Erol – JDM


La position de l’ocf sur les résultats des municipales : https://jeunessedumonde.fr/2026/03/25/lurgence-dune-alternative-nationale-et-populaire/

La feuille de route de la fi : https://lafranceinsoumise.fr/wp-content/uploads/2026/04/FEUILLE-DE-ROUTE_VF.pdf

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