
Sur les appareils Android certifiés — soit 95 % du parc mondial hors Chine — aucune application ne pourra s’installer sans que son développeur ait préalablement payé 25 dollars à Google, fourni une pièce d’identité officielle et signé ses conditions d’utilisation. F-Droid, dépôt de 3 000 applications libres, sans pub, sans trackers, existant depuis quinze ans ? Menacé d’être bloqué pour la grande majorité.
L’argument sécuritaire cache mal la manœuvre : le Play Store laisse passer de nombreux malwares et autorise l’espionnage généralisé. Un géant du numérique, déjà sous le coup de procès antitrust, choisit le verrouillage administratif alors que les tribunaux européens lui intimaient l’ouverture. Pas besoin d’interdire formellement la concurrence : il suffit d’étrangler les développeurs bénévoles dans la paperasse et les frais d’enregistrement.
96 154 personnes ont signé contre ce projet. Google, lui, maintient son calendrier. La souveraineté numérique des États, des citoyens, des développeurs : bradée à la multinationale californienne qui resserre son contrôle pour s’assurer d’extraire la totalité des bénéfices réalisables sur sa plateforme. Les alternatives existent mais ne sont pas toujours aisées : passer son téléphone sur une version d’Android dégooglisée — LineageOS, /e/OS ou GrapheneOS — ou en racheter un nouveau déjà sous l’un de ces systèmes.
sources :












0 commentaires