L’affaire Quentin D. agit comme un révélateur brutal de l’impasse idéologique qui frappe la droite et l’extrême droite françaises. En se précipitant pour transformer le décès d’un jeune militant fasciste, animé par un activisme violent, en une opération de communication larmoyante, le Rassemblement National et Les Républicains se sont enfermés dans leur propre piège. Dans leur hâte de saturer l’espace médiatique pour condamner LFI, ces forces prétendument « républicaines » ont jeté aux orties des années de stratégie de respectabilité pour se vautrer dans l’apologie d’un profil fasciste désormais notoire.
Cette précipitation n’est pas un accident de parcours, mais le symptôme d’une panique stratégique. En tentant de récupérer la figure du « soldat identitaire », le RN et les LR ont ouvert une brèche dans laquelle s’engouffrent désormais toutes les forces fascistes situées à leur droite. Cet appel d’air contraint ces partis à un grand écart intenable : soit poursuivre leur « centrisation » de façade pour rassurer les marchés et un certain électorat aisé, soit basculer dans une radicalisation ouverte toujours plus vers la droite pour ne pas se faire déborder par leurs propres bases les plus actives et leur électorat le plus réactionnaire.

Il est crucial de comprendre que ces manœuvres ne sont pas isolées sur le plan national. Elles s’inscrivent en droite ligne dans le processus de fascisation à l’œuvre à l’échelle de toute l’Europe. Alors que le RN et les LR se drapent dans un « patriotisme » de pacotille, ils restent structurellement attachés au cadre de l’UE, cette machine de guerre capitaliste qui, pour se maintenir, n’hésite plus à pactiser avec les courants les plus fascisants du continent, de Rome à Varsovie. Ces pseudos patriotes valident en réalité l’agenda européen d’écrasement des souverainetés populaires et nationales, tout en utilisant le folklore fascisant pour canaliser les colères sociales vers des boucs émissaires.
Le cynisme de la situation atteint son paroxysme quand on observe le traitement réservé à la gauche combative. Pour masquer leur propre basculement, le RN et les LR ont passé des mois à hurler au danger « extrémiste » du côté de LFI, multipliant les calomnies sans l’ombre d’une preuve. Aujourd’hui, ils sont pris en flagrant délit de complicité idéologique avec l’extrême droite la plus violente. Au pied du mur, à l’approche des municipales et des grandes échéances nationales, ils ne peuvent plus cacher que leur prétendu « rempart républicain » contre LFI est en réalité une passerelle vers le fascisme.
LFI doit être soutenue, et la contradiction entre la droite et l’extrême droite électorale d’un côté, et la sphère fasciste de l’autre, doit être accentuée. La meute des loups doit être divisée.
Par Gilliatt De Staerck, secrétaire général de l’OCF












Bonne analyse !
LFI doit être défendu ,c’est entendu.
Mais entre nous c’est quand même pas malin de donner des postes de député et assistants parlementaire a des gros bras antifa
spécialisés dans le combat de rue. En tombant tête baissé dans le piège tendu par Nemesis, la jeune garde à offert un magnifique cadeau à l’extrême droite en quête de respectabilité.
Notre camp doit faire preuve de plus de lucidité.
Une génération qui ignore l’histoire n’a ni passé ni avenir. ROBERT ANSON HEINLEIN.
On entend partout des révélations politiques d’une hardiesse inaccoutumée pour le public .., des discours passionnés sur la liberté. Les réunions des libéraux se transforment sous la pression des ouvriers et de la jeunesse radicale en meetings populaires et en manifestations de rues. Une grande partie du prolétariat, la population pauvre des villes et des campagnes sont visiblement travaillés par une effervescence grandissante…..
Les causes profondes engendrent des mouvements populaires profonds, puissants et tenaces. Les menus prétextes sont parfois un changement de personnes dans le ministère et la manœuvre ordinaire du gouvernement recourant un instant à la ruse après quelque acte terroriste….
Rien d’étonnant si, parmi les intellectuels révolutionnaires, les plus emballés pour la terreur sont justement ceux qui ne croient pas à la vitalité et à la force du prolétariat et de sa lutte de classe….
La classe ouvrière se propose des buts grandioses, d’une portée historique universelle libérer l’humanité de toutes formes d’oppression et d’exploitation de l’homme par l’homme…
Fait caractéristique : en plein mouvement constitutionnel, la presse légale la plus démocratique a profité de la liberté..
La chose est claire, vous avez affaire à des membres des classes possédantes, qui ne demandent à l’autocratie que des concessions et ne songent nullement à modifier les fondements du régime économique…..
Sans organisations ouvrières larges et diverses, sans le rapprochement entre ces organisations et la social‑démocratie révolutionnaire, pas de succès possible dans la lutte contre l’autocratie…..
Or, ce travail d’organisation est impossible sans une opposition catégorique aux tendances désorganisatrices qui se manifestent, chez nous comme partout, dans la fraction intellectuelle du parti, veule et changeant de mots d’ordre comme de gants….
LENINE : EXTRAIT L’autocratie et la prolétariat.