
Le Parti communiste portugais (PCP) a officiellement lancé la campagne présidentielle de son candidat, António Filipe, figure historique du parti et ancien vice-président de l’Assemblée de la République. Le coup d’envoi a été donné à Peniche, haut lieu de la mémoire antifasciste, ancien site carcéral de la dictature salazariste.
À cette occasion, 159 anciens prisonniers politiques ont publiquement exprimé leur soutien à la candidature d’António Filipe, soulignant la portée symbolique d’un engagement présidentiel placé sous le signe de la défense des libertés démocratiques et de la Constitution issue de la Révolution des Œillets[1].
La candidature du PCP s’inscrit dans un contexte social marqué par une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat, touchant en priorité les travailleurs et les retraités. Inflation durable, hausse des prix des biens essentiels et crise du logement dessinent un paysage économique que le parti relie directement aux contraintes imposées par l’Union européenne, à ses règles budgétaires et à ses orientations impérialistes. Le PCP dénonce une politique de soumission aux dogmes de Bruxelles qui limite les marges de décision nationales et empêche la mise en œuvre de réponses sociales à la hauteur des besoins populaires, au Portugal comme dans le reste de l’Union Européenne.
Selon le parti, la campagne d’António Filipe entend mettre au centre du débat présidentiel les questions de justice sociale, de souveraineté nationale et de respect des droits constitutionnels, dans un rôle présidentiel conçu comme garant des conquêtes démocratiques et sociales du peuple portugais.
Un camarade
[1] https://www.avante.pt/pt/2719/Eleicoes/182200/Ant%C3%B3nio-Filipe-inicia-campanha-com-apoio-de-159-ex-presos-pol%C3%ADticos.htm












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