
Le président sud-coréen Lee Jae-myung a proposé samedi 15 août, à l’occasion du 81e anniversaire de la libération de la Corée de la colonisation japonaise, d’engager des discussions avec la Corée du Nord afin de mettre officiellement fin à la guerre de Corée. Le conflit, qui s’est achevé en 1953 par un armistice, n’a jamais été clos par un traité de paix. Lee souhaite ainsi remplacer le régime d’armistice par un « régime de paix » durable sur la péninsule.
Dans son discours, le président sud-coréen a appelé les deux Corées à laisser tomber leurs intentions de se menacer mutuellement et à engager un dialogue entre les parties concernées. Il a également proposé de discuter de moyens permettant de stopper le développement des capacités nucléaires nord-coréennes. Les discussions pourraient associer les deux Corées, les États-Unis et, éventuellement, la Chine.
Cette proposition marque une rupture avec la politique beaucoup plus dure menée par son prédécesseur Yoon Suk Yeol. Depuis son arrivée au pouvoir, Lee Jae-myung défend au contraire une politique de désescalade, affirmant notamment qu’il ne cherche pas à provoquer l’effondrement du régime nord-coréen ni une réunification par absorption.
Pour l’heure, Pyongyang n’a pas officiellement répondu à cette nouvelle proposition. La Corée du Nord a récemment dénoncé les exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, notamment l’exercice Ulchi Freedom Shield qui doit se dérouler du 17 au 27 août (1), les présentant comme une menace pour sa sécurité.
Cette proposition intervient alors que la péninsule demeure divisée et que les États-Unis conservent une importante présence militaire en Corée du Sud. Si elle était suivie d’effets, l’ouverture de négociations sur le remplacement de l’armistice par un véritable accord de paix constituerait un changement majeur dans la situation héritée de la guerre froide.












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