
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont formellement notifié leur retrait de la Cour pénale internationale. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel dénoncent une institution sélective, politisée et utilisée comme instrument de pression contre les États qui refusent la tutelle occidentale.
La notification a été transmise le 24 juin au secrétaire général de l’ONU. Le retrait ne sera toutefois effectif qu’en juin 2027, conformément aux règles du Statut de Rome, qui prévoient un délai d’un an.
Cette décision prolonge la rupture engagée par les pays de l’AES avec les anciennes puissances dominantes dans la région. Après leur sortie de la CEDEAO et leur éloignement de la France, le Niger, le Mali et le Burkina Faso poursuivent la construction d’un bloc sahélien souverainiste.
La CPI affirme lutter contre les crimes les plus graves. Mais elle est régulièrement accusée de frapper surtout les pays africains et les États faibles, tout en épargnant les grandes puissances occidentales et leurs alliés. Pour l’AES, le retrait de la Cour pénale internationale s’inscrit donc dans une bataille plus large pour la souveraineté politique, judiciaire et diplomatique.












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