
Un soldat français de la FINUL, le sergent-chef Florian Montorio, a été tué le 18 avril dans le sud du Liban lors d’une attaque ayant également fait plusieurs blessés. Ce drame intervient dans un contexte d’escalade militaire provoquée par les offensives répétées d’Israël contre le Liban, qui plongent une nouvelle fois la région dans la guerre.
Dans une déclaration sur le réseau social X[1], Emmanuel Macron s’est empressé de désigner le Hezbollah comme responsable, reprenant sans preuve des éléments de langage alignés sur la propagande israélienne. Cette prise de position précipitée n’a rien d’anodin : elle s’inscrit dans le soutien constant apporté par la France aux intérêts de Tel-Aviv, au mépris de la souveraineté libanaise et de la réalité du terrain.
Car les faits sont têtus : depuis des semaines, c’est bien l’armée israélienne qui multiplie les bombardements et viole le territoire libanais, mettant directement en danger les populations civiles comme les forces internationales présentes sur place. Dans ces conditions, la mort de ce soldat français apparaît avant tout comme une conséquence directe de cette politique d’agression et de déstabilisation.
En prétendant agir en « protecteur du Liban », Macron cherche à masquer la responsabilité des puissances occidentales dans le chaos régional. Cette posture hypocrite vise surtout à légitimer l’alignement de la France sur les stratégies impérialistes au Proche-Orient, loin de toute perspective réelle de paix.
La mort de ce casque bleu rappelle une réalité brutale : tant que se poursuivra l’entreprise de domination et d’expansion menée par l’État israélien avec le soutien de ses alliés, aucune « force internationale » ne pourra garantir la sécurité dans la région.












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