À l’issue du premier tour de l’élection présidentielle portugaise, la candidature d’António Filipe, soutenue par le Parti communiste portugais (PCP), n’a pas accédé au second tour, opposant désormais António José Seguro à André Ventura. Dans une déclaration publiée après le scrutin, le PCP affirme néanmoins que cette candidature a occupé une place politique spécifique et indispensable dans le débat électoral[1].

Le parti souligne qu’António Filipe a été le seul candidat à porter clairement une alternative de gauche à dimension patriotique, centrée sur les droits des travailleurs, la défense de la souveraineté nationale, le respect de la Constitution et l’héritage de la Révolution des Œillets. Le PCP estime que ces enjeux ont été largement marginalisés au cours d’une campagne marquée, selon lui, par un traitement médiatique inégal et par la mise en avant artificielle de candidatures soutenant la politique du gouvernement de droite.
Tout en reconnaissant que le résultat électoral est en deçà de ce que le parti considère comme la portée politique de la candidature, le PCP insiste sur le fait que celle-ci a permis de rassembler des démocrates et patriotes refusant les logiques de chantage et de peur, dans un contexte de montée des forces réactionnaires.
Concernant le second tour, le PCP met en garde contre le danger représenté par la candidature du leader d’extrême droite André Ventura, qualifiée d’antidémocratique et hostile aux valeurs d’Avril. Sans masquer ses divergences avec António José Seguro – le candidat du Parti socialiste arrivé en tête du scrutin – le Parti communiste appelle à faire barrage à l’extrême droite, tout en réaffirmant que la lutte contre la politique de droite déjà en place se poursuivra, au-delà de l’échéance électorale, sur le terrain de la lutte de classe.
Un camarade
[1] https://pcp.pt/sobre-resultados-das-eleicoes-para-presidente-da-republica-202601












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