
Le président de la Fondation Gabriel-Péri, l’historien Guillaume Roubaud-Quashie, a alerté sur la situation financière de cette structure liée au PCF. Selon lui, le budget public de la fondation a été divisé par quatre depuis 2007, et par plus de deux depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. « Si on continue comme ça, dans peu de temps, ça sera fini », a-t-il déclaré dans un entretien à La Marseillaise1.
La Fondation Gabriel-Péri a été créée en 2003, après le choc du 21 avril 2002 et la qualification de l’extrême droite au second tour de la présidentielle. Elle s’inscrit dans un modèle de fondations politiques financées par l’État, inspiré de l’Allemagne de l’Ouest d’après-guerre. Elle produit études, publications et travaux sur le marxisme et l’histoire du mouvement communiste.
Ces baisses de subventions ont déjà des conséquences concrètes. Un licenciement a eu lieu lors de la dernière période, plusieurs projets ont été abandonnés et des publications ont été reportées, selon la fondation elle-même.
Cette situation illustre la dépendance structurelle des organes du PCF envers les financements de l’État bourgeois. Une organisation qui se revendique du mouvement ouvrier se retrouve ainsi à quémander des subsides auprès d’un pouvoir qu’elle prétend combattre, plutôt que de construire son autonomie financière sur ses propres forces militantes.












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