
Le 2 août, au moins 72 migrants, majoritairement marocains, sont morts en tentant de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc. La plupart des victimes se sont noyées. Près de 60 000 personnes ont franchi ou tenté de franchir la frontière en quelques jours. Les autorités espagnoles affirment que la quasi-totalité des personnes entrées dans l’enclave ont depuis été renvoyées au Maroc et ont annoncé l’installation d’une barrière flottante de 500 mètres afin d’empêcher de nouvelles traversées.
Cette arrivée massive a provoqué une crise politique au sein de l’Union européenne. Vingt-deux États membres, emmenés par l’Italie et le Danemark, ont demandé une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur. L’Italie a annoncé vouloir suspendre temporairement certaines dispositions de circulation avec l’Espagne. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a dénoncé une attitude « égoïste, clivante et illégale » de la part de certains gouvernements européens, rappelant que les entrées irrégulières en Italie sont environ deux fois plus nombreuses qu’en Espagne.
Les gouvernements marocain et espagnol avancent différentes explications à cet afflux inédit. Rabat met en cause la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux concernant les conditions d’entrée en Espagne. Madrid souligne pour sa part le rôle des réseaux de passeurs et du trafic d’êtres humains. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) réclame une enquête indépendante sur les circonstances du drame et évoque un bilan plus lourd ainsi que des disparitions.
Cette crise migratoire ne peut être réduite aux seuls réseaux de passeurs ou aux rumeurs diffusées sur internet. Elle s’inscrit dans un contexte marqué par les profondes inégalités économiques entre l’Europe et l’Afrique, les conséquences des interventions militaires occidentales et des rapports économiques déséquilibrés qui fragilisent de nombreux pays du Sud.
Le drame de Ceuta illustre aussi les contradictions des politiques migratoires européennes. Alors que les voies d’accès légales restent fortement limitées, l’Union européenne renforce le contrôle de ses frontières tout en continuant de recourir, dans plusieurs secteurs, à une main-d’œuvre étrangère souvent précaire. Une situation qui alimente la vulnérabilité des travailleurs migrants et favorise les réseaux d’exploitation.












RÉFLEXION SUR ERNEST RENAN « Qu’est-ce qu’une nation »
Depuis la fin de l’Empire romain, les États européens et les Empires orientaux sont nés par la fusion des populations. En Gaule les envahisseurs Francs se sont mêlés aux Gallo-Romains, ensuite les Normands, sont les facteurs essentiels de la création d’une nation. La diversité génétique des migrations permet aux populations de survivre.
Pour que tous les citoyens d’une nation aient quelque chose en commun, un désir de vivre ensemble et d’oublier le passé. Une communauté politique fondée sur un patriotisme constitutionnel plutôt que sur des légendes.
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S’il est vrai que les empires meurent, les civilisations ont par contre pour elles l’éternité. Car la civilisation est ce socle culturel profond qui traverse toutes les formes politiques et historiques qui n’ont sont que des modes d’expressions éphémères. RACHID-ACHACHI
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Les changements climatiques peuvent nous contraindre à des migrations dans un proche avenir….
Les nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront.
Marin le 3 août 2026 ;
GHERARDI épouse LEONARD.