
afp.com/ADALBERTO ROQUE
Les mesures d’asphyxie économique imposées par Washington privent l’industrie pharmaceutique cubaine des matières premières indispensables à sa production. L’île se trouve aujourd’hui dans l’impossibilité de fabriquer environ 300 médicaments sur les 395 constituant le panier de base de son système de santé publique.
D’après les déclarations de Mayda Mauri, présidente du groupe public BioCubaFarma, relayées par le média CubaSí et l’association Cuba Coopération France, le secteur subit l’impact des sanctions financières et commerciales à un niveau inédit. Face à cette situation de pénurie orchestrée, la priorité des autorités sanitaires est donnée aux intrants d’urgence vitale, comme les sérums et le matériel d’hémodialyse.
Pour maintenir le fonctionnement de son modèle de soins, la recherche scientifique cubaine s’appuie sur le développement de ses partenariats internationaux. Des coopérations industrielles et des entreprises conjointes sont notamment consolidées avec la Chine, le Vietnam et la Russie afin de sécuriser l’approvisionnement et valoriser les brevets de la biotechnologie cubaine.
Cette entrave ciblée contre l’industrie médicale illustre la nature criminelle du siège économique américain, qui vise sciemment les besoins élémentaires de la population. En étranglant la production nationale de soins, l’impérialisme cherche à fragiliser l’un des piliers fondamentaux de la Révolution cubaine.












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