
Le panier de légumes des ménages français enregistre une forte hausse sur un an. D’après le baromètre annuel de l’association Familles rurales publié le 23 juillet, le prix des légumes non issus de l’agriculture biologique a grimpé de 10 % entre juin 2025 et juin 2026, tandis que les légumes bio ont augmenté de 7 %.
Certaines denrées de base connaissent des augmentations particulièrement brutales : le prix du kilo de courgettes s’est envolé de 32 % en conventionnel (2 euros) et de 28 % en bio (4,04 euros). Les tomates grappes enregistrent quant à elles une hausse de 31 % en conventionnel (2,91 euros), tandis que les haricots verts augmentent de 24 %. Si le prix moyen des fruits stagne globalement grâce à une forte production saisonnière, les tarifs du bio demeurent inaccessibles pour les foyers modestes, à près de 7 euros le kilo en moyenne.
Pour expliquer ces décalages, l’association pointe du doigt les perturbations météorologiques — pluies intenses, vagues de fraîcheur puis de chaleur — qui ont touché les récoltes en France ainsi qu’en Espagne et au Portugal. Toutefois, Familles rurales souligne que ces difficultés ne découlent plus de simples aléas conjoncturels, l’augmentation du prix des fruits et légumes dépassant largement le rythme de l’inflation générale depuis dix ans.
Face à la dégradation des conditions climatiques et aux tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la grande distribution et le secteur agro-industriel continuent de préserver leurs marges au détriment du pouvoir d’achat des travailleurs. En l’absence de blocage des prix des produits de première nécessité et de contrôle public sur les circuits de distribution, la précarité alimentaire s’aggrave pour les classes populaires.












0 commentaires